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Pirelli, la clé de Red Bull

30/10/2013 09:22 EDT | Actualisé 30/12/2013 05:12 EST

Adrian Newey admet que la décision de Pirelli de revenir aux gommes de 2012 a aidé Red Bull en deuxième moitié de saison.

L'équipe avait milité en milieu de saison pour que Pirelli change ses pneus 2013, imprévisibles, après la multiplication des incidents, notamment au Grand Prix de Grande-Bretagne.

Le constructeur italien a finalement accepté de revenir en partie à la conception de 2012, avec une bande de roulement en kevlar. La bande d'acier, choisie pour 2013, chauffait trop et provoquait des délaminations.

Ce retour en arrière a fait l'affaire de l'équipe championne du monde.

« Revenir aux pneus de 2012 nous a beaucoup aidés », a admis M. Newey au journal L'Équipe.

Les pneus ne sont pas la raison principale des performances de la RB9, mais ils ont contribué à ses succès. L'ingénieur britannique aurait trouvé une façon d'utiliser le fond plat pour aller chercher de la performance, tout en restant dans les limites de la légalité. Encore fallait-il que les pneus tiennent le coup.

« Notre voiture fonctionne bien dans les virages rapides. Or, c'est là où les pneus 2013 souffraient le plus. Ils s'abîmaient facilement, rappelle M. Newey. Et nous ne pouvions pas profiter de notre avantage sur les autres équipes. »

Même si, de l'avis général, Adrian Newey est le grand artisan des succès de l'équipe Red Bull, il salue la maturité de Sebastian Vettel.

« Il est passé du pilotage de talent pur, mais un peu brut, à un pilotage très fignolé, a dit M. Newey au journal The Guardian. En 2009 et en 2010, on pouvait lui reprocher certaines erreurs de jugement et ses accidents. Certaines personnes croyaient qu'il avait du mal à dépasser, et qu'il souffrait quand il ne partait pas de la pole position. On ne peut plus dire ça.

« Il n'a plus de fissure dans l'armure », a conclu Adrian Newey, admiratif.

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