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Les Québécois très présents dans leurs casinos

30/10/2013 04:02 EDT | Actualisé 29/12/2013 05:12 EST

Les quatre casinos du Québec sont un important moteur économique en termes d'emplois, de salaires et de revenus pour l'État, mais ce sont les Québécois eux-mêmes qui sont le principal carburant de ce moteur.

Une étude réalisée pour la Société des casinos du Québec (SCQ), rendue publique mercredi, démontre que les casinos québécois génèrent 8000 emplois directs et indirects, ce qui représente une masse salariale de quelque 450 millions $ et des revenus fiscaux de plus de 150 millions $ pour Ottawa et Québec, sans compter le bénéfice net de plus de 220 millions $ versé au trésor québécois.

De plus, en tenant compte de l'effet des dépenses de consommation de ces 8000 employés sur l'économie dans son ensemble, l'étude ajoute un autre 1600 emplois, 126 millions $ en salaires et 40 millions $ de revenus fiscaux à l'impact global des casinos.

L'étude, réalisée sous la direction de l'économiste Pierre-Paul Proulx, démontre toutefois que les touristes de l'extérieur du Québec ne représentent que 15,6 % des visiteurs dans les casinos. En d'autres termes, les Québécois représentent -- et de très loin -- les plus importants contributeurs à cet impact économique.

En contrepartie, bien que l'étude n'en ait pas fait le calcul, il est établi que l'apport d'argent neuf dépasse la proportion de 15,6 % que représentent les touristes de l'extérieur, puisque ceux-ci dépensent davantage que les Québécois lorsqu'ils sont de passage.

Moins de monde, plus d'impact

Les auteurs évaluent que l'impact des casinos est en hausse de 10 à 15 % par rapport aux données d'une autre étude semblable réalisée il y a dix ans, et ce, malgré une baisse d'achalandage qu'ils imputent à une conjoncture économique défavorable non seulement au Québec mais sur l'ensemble du continent nord-américain et en Europe.

L'augmentation s'explique, selon eux, par la croissance de la rémunération, une augmentation de la fiscalité et l'ajout d'un quatrième casino à Mont-Tremblant, qui n'existait pas au moment de l'étude précédente qui s'était penchée sur les retombées des casinos de Montréal, Charlevoix et Lac-Leamy.

Le casino de Mont-Tremblant est cependant beaucoup moins fréquenté, avec 430 000 visites l'an dernier, que ceux de Charlevoix (1 million de visites), Lac-Leamy (2,6 millions de visites) et, surtout, Montréal (6 millions de visites).

Dans ce dernier cas, l'étude consacre un volet sur les travaux de 305 millions $ de modernisation du casino de la métropole, travaux dont l'impact est calculé en sus de l'apport des activités courantes des quatre casinos.

Cet investissement a généré plus de 700 emplois directs et indirects par année sur les quatre années qu'ont duré les travaux, qui seront complétés le mois prochain, des salaires de près de 190 millions $ et des retombées fiscales de près de 44 millions $.

Fait à noter, 85 % des achats de biens et services de la Société des casinos sont effectués au Québec, auprès de 2300 fournisseurs dont la majorité sont situés dans la région de Montréal.

La Presse Canadienne

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