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Le ministre Paradis défend le rôle du privé dans le Développement international

30/10/2013 05:33 EDT | Actualisé 30/12/2013 05:12 EST

OTTAWA - Le nouveau ministre fédéral du Développement international, Christian Paradis, reste ferme sur deux politiques controversées du gouvernement conservateur: la nomination d'une dirigeante de société minière au sein d'un comité consultatif, et le refus de subventionner tout avortement dans les cas de viols en situation de guerre.

En entrevue avec La Presse Canadienne, le ministre Paradis a affirmé que les deux politiques seraient maintenues alors qu'il va de l'avant avec l'intégration de l'ancienne Agence canadienne de développement international (ACDI) au sein du ministère des Affaires étrangères.

La fusion a été d'abord annoncée discrètement dans le budget fédéral de cette année.

M. Paradis poursuit le plan du gouvernement conservateur d'impliquer le privé dans la stratégie globale de développement international du Canada.

Il a défendu la désignation de la pdg de Rio Tinto Alcan, Jacynthe Côté, au sein d'un comité de cinq personnes devant conseiller le gouvernement sur la restructuration du ministère. M. Paradis affirme que le secteur privé peut apporter une précieuse contribution pour briser le cycle de la pauvreté.

L'approche a été expérimentée notamment au Royaume-Uni, mais demeure impopulaire auprès de certains groupes d'aide internationale.

Quant au viol de femmes en situation de conflits armés, M. Paradis rappelle que son gouvernement le dénonce avec fermeté, mais ne versera pas d'aide pour l'avortement de femmes victimes de viol — ou de fillettes mariées de force.

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