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La police égyptienne arrête un autre leader des Frères musulmans

30/10/2013 09:50 EDT | Actualisé 30/12/2013 05:12 EST

LE CAIRE, Égypte - Un important leader des Frères musulmans a été arrêté tôt mercredi dans un appartement du Caire, lors d'une perquisition effectuée par les forces de l'ordre égyptiennes.

Essam el-Erian est le chef adjoint de l'aile politique des Frères musulmans, le parti Liberté et Justice. Il était en fuite depuis que le président islamiste Mohammed Morsi a été chassé du pouvoir, le 3 juillet.

Morsi lui-même est attendu devant la justice le 4 novembre. Il est accusé d'avoir incité ses partisans à avoir recours à la violence.

El-Erian a été épinglé dans un appartement de la banlieue orientale du Caire, vraisemblablement sur la foi d'informations transmises aux forces de l'ordre.

Il comptait parmi les rares leaders des Frères musulmans toujours en liberté. El-Erian était considéré comme un dirigeant modéré, mais il avait durci le ton et pris la fuite après le coup du 3 juillet.

L'agence de presse officielle MENA indique qu'il a été transféré vers le complexe pénitentiaire de Torah, où sont détenus la plupart des leaders du groupe qui ont été arrêtés. L'agence ajoute qu'il sera interrogé concernant des actes de violence survenus lors de plusieurs manifestations antigouvernementales.

Les procureurs ont ensuite ordonné qu'il soit détenu pendant 30 jours en vertu d'accusations d'incitation au meurtre, de tentative de meurtre, d'organisation d'une foule armée et d'incitation à la possession d'armes.

Même pendant qu'il se terrait, El-Erian continuait à diffuser des messages à ses partisans, qu'il invitait à dénoncer le coup d'État et à réclamer le retour de Morsi. Lors d'un message pré-enregistré récemment diffusé sur les ondes d'Al-Jazira, il avait critiqué l'armée et demandé à ses partisans, y compris les étudiants, de ne pas abandonner leurs manifestations.

Quelques heures après l'arresation d'El-Erian, des manifestants étudiants favorables aux Frères musulmans ont attaqué le coeur administratif de l'université Al-Azhar, au Caire. Les étudiants ont enfermé plusieurs dirigeants dans leurs bureaux et commis des actes de vandalisme. Des policiers antiémeute sont intervenus pour rétablir l'ordre.

Des affrontements entre des partisans des Frères musulmans et ceux de l'armée se sont aussi produits sur les campus d'universités d'Alexandrie, la deuxième ville en importance en Égypte, et de Zagazig, sur le delta du Nil, où 22 étudiants ont été blessés.

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