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Dans la MLS aussi, le jeu se resserre et l'arbitrage se relâche en séries

30/10/2013 10:36 EDT | Actualisé 30/12/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - Les séries de la MLS, c'est un peu comme les matchs éliminatoires dans la LNH. Le niveau d'intensité augmente et l'espace de manoeuvre sur la surface de jeu est considérablement réduit.

Et il y a aussi l'arbitrage qui, comme par magie, devient plus permissif comme on le voit dans les séries de la Coupe Stanley.

Justin Mapp, un des joueurs de l'Impact qui a la plus longue expérience des séries de la MLS, n'a pas voulu s'avancer sur ce sujet, cette semaine. Mais Collen Warner, lui, n'a pas hésité à acquiescer.

«D'ailleurs, même lors des récents matchs, (les officiels) en ont laissé beaucoup aller. Mon doux Jésus, lors du match contre Toronto, j'ai vu des choses que je n'avais jamais vues de ma vie», a déclaré Warner, qui a pris part aux séries avec Real Salt Lake en 2010 et 2011.

«Je crois que c'est mieux comme ça. Qu'on laisse jouer et l'action se développer... Même si je m'attends à ce que les arbitres fassent leur travail malgré tout», a ajouté le milieu de terrain en faisant allusion au match de jeudi à Houston, alors que l'Impact en sera à la première rencontre éliminatoire de son histoire depuis son arrivée en MLS en 2012.

«Le rythme du match est plus élevé, alors chaque joueur se retrouve sous pression, a continué Warner en parlant de l'allure particulière des matchs éliminatoires en MLS. Jeudi, il y aura d'excellents joueurs sur le terrain qui vont tous chercher à être à leur meilleur, alors ça devrait donner un bon match.

«Chaque petit détail compte, chaque mètre gagné ou perdu est important, chaque effort que fournit chaque joueur peut aider l'équipe à gagner. Il faut avoir cette mentalité en amorçant les séries, parce qu'il n'y aura pas beaucoup d'espace, et qu'il n'y a plus de raison de garder ses énergies pour plus tard.»

«L'intensité est à son maximum, surtout lors du premier tour, où ça se décide sur un seul match au lieu de deux, a souligné Mapp. Tout le monde donne tout sans rien retenir.

«C'est bon pour les partisans, ils savent que l'intensité sera au rendez-vous.»

«Les joueurs vont jouer avec le même sentiment d'urgence qu'on a vu dimanche lors du dernier jour de la saison régulière, notamment dans le cas de New York, a fait remarquer l'entraîneur adjoint Mauro Biello. En séries, tu joues le tout pour le tout. Une équipe ne doit pas faire d'erreurs, le niveau de concentration doit être à 100 pour cent à chaque moment, sans aucun relâchement jusqu'à la fin du match.»

Cet état d'alerte, Marco Schällibaum, Biello et les autres membres du personnel technique de l'Impact ont essayé de le recréer au cours de la semaine à l'entraînement.

«On a notamment demandé à l'équipe de jouer comme si elle tirait de l'arrière 1-0 avec 10 minutes à faire. Et aussi comme si elle avait les devants 1-0, alors qu'elle doit fermer les espaces contre une équipe qui va presser et essayer de pénétrer par les ailes.

«Tout ça a été incorporé dans l'entraînement et dans les messages véhiculés aux joueurs.»

Mapp, Warner, Davy Arnaud et Sanna Nyassi sont les seuls joueurs qui comptent une expérience notable des séries de la MLS, mais plusieurs autres ont vécu le même genre de situation en Europe, en disputant des matchs de coupe, a fait remarquer le défenseur Hassoun Camara.

«C'est bien de découvrir cette particularité nord-américaine, mais je la compare à la Coupe de France, où c'est un peu ce genre d'atmosphère qu'il y a, a noté Camara. Ce sera un match couperet où il faudra tout donner. Les joueurs européens ont cette expérience-là aussi.»

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