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Stephen Poloz appuie la politique d'assouplissement quantitatif de Washington

29/10/2013 02:34 EDT | Actualisé 29/12/2013 05:12 EST

OTTAWA - Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, est entré dans le débat sur les mérites de l'assouplissement quantitatif, mardi, laissant entendre qu'il ne partageait pas le point de vue du ministre fédéral des Finances quant à son impact sur l'économie américaine.

Le ministre Jim Flaherty en a fait sourciller plus d'un, plus tôt ce mois-ci, lorsqu'il a affirmé à des reporters ne jamais été en faveur de la politique d'assouplissement quantitatif adoptée par la Réserve fédérale des États-Unis, bien qu'il ait paru appuyer la décision en 2010. M. Flaherty a également envisagé une telle politique pour le Canada — même si elle n'a jamais été mise en place — au plus fort de la crise économique, en 2009.

Questionné à ce sujet par le Comité permanent des finances de la Chambre des communes, mardi, M. Poloz a répondu qu'il ne pensait pas que l'assouplissement quantitatif revenait à imprimer de l'argent, comme l'a affirmé M. Flaherty.

«Le programme américain a influencé l'économie et l'a rendue un peu plus forte (...) c'est donc une bonne chose», a-t-il déclaré.

«Plus tard, bien sûr, le programme devra prendre fin», a ajouté le gouverneur.

Les achats mensuels de 85 milliards $ US d'obligations par les États-Unis ont permis de redonner du coffre à l'économie américaine, a indiqué M. Poloz, ajoutant que Washington avait réalisé de sérieux progrès en matière de réduction du déficit gouvernemental.

M. Poloz a fait remarquer que la Banque du Canada avait aussi envisagé de mettre en place un programme d'assouplissement quantitatif afin d'injecter des liquidités dans le système financier, lors de la crise, laissant entendre que le fédéral se serait tourné vers cette solution si les conditions économiques avaient continué de se détériorer.

Dans le cadre d'un autre témoignage, M. Poloz a affirmé qu'il y avait eu peu de nouveaux emplois pour les jeunes Canadiens depuis la récession, principalement en raison de l'insuffisance du nombre d'entreprises nouvellement créées.

Pour la plupart, les nouveaux emplois ne sont pas créés par des firmes existantes, mais par de nouvelles entreprises, a-t-il dit. Et de 2008 à 2012, le nombre net des sociétés canadiennes est demeuré le même.

Heureusement, davantage d'entreprises ont procédé à une expansion en 2013, a enfin indiqué M. Poloz, disant s'attendre à ce que les perspectives d'emploi commencent à s'améliorer pour les jeunes Canadiens.

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