Le gouvernement Marois instaure sa politique de «solidarité sociale»

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AGNES MALTAIS
PC

Le gouvernement Marois instaurera mercredi sa politique de « solidarité sociale », par laquelle il est censé concrétiser sa promesse d'accroître les prestations d'aide sociale aux personnes seules. Des milliards de dollars pourraient être injectés par le gouvernement du Parti québécois dans cette politique.

Les prestations, qui s'élèvent actuellement à 604 $ par mois, pourraient être augmentées de manière « modérée », selon des sources consultées par Radio-Canada, pour éviter « l'effet d'attraction ». La Presse indique que l'augmentation serait de 20$ par mois la première année et atteindrait 50$ par mois dans trois ans.

Le Front commun des personnes assistées sociales du Québec demande que les prestations passent de 604 $ à 918 $ par mois. Le Front est composé d'une trentaine de groupes qui viennent en aide aux assistés sociaux et veillent au respect de leurs droits, à travers la province. Selon la porte-parole de l'organisme, Amélie Châteauneuf, la situation des assistés sociaux s'est dégradée depuis l'arrivée au pouvoir du Parti québécois.

Cette politique, qui relève de la ministre Agnès Maltais, comporte des mesures qui visent à favoriser l'entraide, une formulation que préfère désormais Québec à celle de lutte contre la pauvreté. En vertu du concept de solidarité durable, le gouvernement du Québec entend non seulement aider les gens dans le besoin, mais aussi aider les gens qui aident les plus démunis.

Avec la politique économique et le projet de charte des valeurs, la politique de solidarité sociale est le dernier pilier de l'édifice qu'entend ériger le gouvernement de Pauline Marois. Cette politique présentée mercredi nécessitera l'apport de huit ministères et s'étendra jusqu'en 2017.

Certains pans de cette politique ont déjà été annoncés :

- l'assurance autonomie, dont l'un des objectifs est de favoriser le recours aux services de soutien à domicile pour éviter le recours à l'hébergement;
- le relèvement du seuil d'admissibilité à l'aide juridique, pour permettre aux salariés qui travaillent au salaire minimum à temps plein d'avoir accès à la gratuité de l'aide juridique.

D'après les informations de Martine Biron

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