NOUVELLES

Quatre Français pris en otage au Niger sont libérés

29/10/2013 04:50 EDT | Actualisé 29/12/2013 05:12 EST

PARIS - Quatre Français pris en otage par des extrémistes islamistes au Niger ont été libérés, mardi, après trois ans de captivité et une intervention militaire dirigée par la France ayant déstabilisé dans la région les radicaux liés à Al-Qaïda.

Le président français François Hollande en a fait l'annonce, remerciant le président du Niger.

Le ministre des Affaires étrangères du Niger, Mohamed Bazoum, a affirmé à l'Associated Press que les otages avaient été libérés au Mali voisin puis amenés à Niamey, la capitale du Niger. Mais MM. Hollande et Bazoum n'ont pas donné de détails quant aux circonstances de la libération des otages ou l'endroit où le tout s'est déroulé.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s'étaient rendus à Niamey pour ramener les quatre Français — Pierre Legrand, Thierry Dol, Marc Feret et Daniel Larribe — au pays. Parlant à partir du Niger à la télévision française, M. Fabius a soutenu que les otages libérés étaient «en bonne santé» et que le «cauchemar était fini».

M. Hollande avait précédemment fait valoir que son gouvernement ne paierait pas de rançons pour libérer des otages français en Afrique de l'Ouest, où les prises d'otages ont représenté une activité lucrative pour les radicaux islamistes.

Les quatre Français avaient été enlevés en septembre 2010 par une branche d'Al-Qaïda en Afrique du Nord, dans la ville d'Arlit, où l'entreprise française du nucléaire Areva exploite une mine d'uranium.

On croyait alors que ceux-ci avaient été amenés dans le nord du Mali. Des responsables ont confirmé que les quatre Français se trouvaient dans cette région.

En janvier, des forces françaises avaient pris d'assaut le nord du Mali pour combattre des radicaux islamistes, tuant plusieurs activistes dans la région de Sahel. Le président Hollande avait affirmé que les efforts de la France pour libérer les otages avaient été interrompus en raison de cette intervention, mais qu'ils avaient repris.

PLUS:pc