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Les juges se récusent dans le procès du chef des Frères musulmans en Égypte

29/10/2013 07:31 EDT | Actualisé 29/12/2013 05:12 EST
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CAIRO, EGYPT - DECEMBER 08: (CHINA OUT, SOUTH KOREA OUT) Muslim Brotherhood Supreme Guide Mohammed Badie speaks during a press conference on December 8, 2012 in Cairo, Egypt. Badie calls for dialogue following deadly clashes between Supporters of President Mohammed Morsi and anti-Morsi protesters outside the Egyptian presidential palace. (Photo by The Asahi Shimbun via Getty Images)

Les trois juges dans le procès du Guide suprême des Frères musulmans égyptiens et de ses adjoints pour "incitation au meurtre" de manifestants se sont récusés mardi pour "cas de conscience", a constaté un journaliste de l'AFP.

"Les juges se retirent de cette affaire en raison d'un cas de conscience", a déclaré le président du tribunal Mohamed Fahmy al-Qarmouty, ajoutant que "les accusés resteront en détention".

Pour cette deuxième audience, comme lors de la précédente, aucun des 35 accusés --dont le Guide Mohamed Badie et ses deux adjoints à la tête de la confrérie du président islamiste Mohamed Morsi destitué par l'armée début juillet-- n'avait été conduit au tribunal. Les juges ont toutefois ordonné leur maintien en détention avant de se dessaisir de l'affaire.

Le procès du Guide suprême des Frères, Mohamed Badie, de ses adjoints, Khairat al-Chater et Rachad Bayoumi, actuellement incarcérés, et de 32 autres islamistes avait déjà été reporté une fois fin août, car aucun des accusés n'était présent. La justice avait alors sommé la police de présenter les accusés.

Les trois dirigeants encourent la peine de mort pour "complicité" dans le meurtre de huit manifestants anti-Morsi le 30 juin. Trois autres membres de leur confrérie sont accusés de ces "meurtres" et 29 autres militants islamistes doivent comparaître avec eux pour avoir participé, armés selon l'accusation, à ces heurts.

Des millions de manifestants avaient réclamé le 30 juin le départ du président islamiste, lui reprochant d'avoir accaparé les pouvoirs au seul profit des Frères musulmans et achevé de ruiner une économie déjà exsangue. L'armée s'est appuyée sur cette mobilisation pour justifier son coup de force contre le premier président d'Egypte élu démocratiquement.

"Il n'y a aucune preuve dans ces affaires", a déclaré à l'AFP Mohamed Damati, à la tête de la dizaine d'avocats de la défense, évoquant "un procès politique".

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