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Relevé de ses fonctions à sa demande, Boisclair attend toujours une réaffectation

28/10/2013 04:57 EDT | Actualisé 27/12/2013 05:12 EST

Relevé à sa demande de ses fonctions de délégué général du Québec à New York, l'ex-chef péquiste André Boisclair attend encore sa nouvelle affectation, a indiqué lundi un porte-parole du gouvernement.

Attaqué par la Coalition avenir Québec ( CAQ ), qui a relié sa consommation passée de cocaïne à une promesse de subvention, M. Boisclair a quitté son poste le mois dernier afin d'avoir la marge de manoeuvre pour se défendre.

Le secrétaire général associé à la communication gouvernementale, Hubert Bolduc, a déclaré lundi que M. Boisclair n'avait encore pas reçu de nouvelle affectation.

Il y a un mois, le ministre des Relations internationales, Jean-François Lisée, avait affirmé que M. Boisclair serait utilisé à d'autres tâches durant la période où il était relevé de ses fonctions.

M. Bolduc a affirmé que le délai actuel de réaffectation est encore en deçà de la moyenne des situations où un haut fonctionnaire est relevé à sa demande ou non.

Selon M. Bolduc, il faut généralement entre trois et 16 mois avant qu'une personne soit réaffectée ou réintègre ses fonctions.

Par ailleurs, le décret adopté par le conseil des ministres pour abolir la permanence de M. Boisclair dans la fonction publique devrait être publié d'ici la semaine prochaine, a indiqué M. Bolduc.

Pour calmer le tollé suscité par l'accession de M. Boisclair à la haute fonction publique, simultanément à sa nomination à New York, la première ministre Pauline Marois avait décidé l'an dernier de modifier ses conditions d'embauche, jugées trop généreuses par l'opposition.

En plus de son poste de délégué général du Québec à New York, assorti d'un salaire de 170 000 $, M. Boisclair avait aussi été nommé sous-ministre adjoint, un poste qu'il aurait pu intégrer après son mandat aux États-Unis.

La Presse Canadienne

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