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L'armée syrienne reprend une ville chrétienne au nord de la capitale, Damas

28/10/2013 12:08 EDT | Actualisé 28/12/2013 05:12 EST

DAMAS, Syrie - L'armée syrienne a arraché le contrôle d'une ville chrétienne au nord de Damas aux rebelles affiliés à Al-Qaïda qui s'en étaient partiellement emparés il y a une semaine, donnant lieu à des affrontements violents.

Cette victoire du régime survient au moment où l'émissaire de la Ligue arabe et des Nations unies, Lakhdar Brahimi, est de retour en Syrie pour la première fois en près d'un an.

M. Brahimi essaie de mettre la table pour une conférence de paix qui pourrait avoir lieu le mois prochain, à Genève. Il a visité plusieurs pays de la région — dont l'Iran, un des principaux alliés de la Syrie — avant de se rendre à Damas.

M. Brahimi a été accueilli par le ministre adjoint syrien des Affaires étrangères, Faisal Mekdad. Il devrait rencontrer plusieurs responsables gouvernementaux au cours des prochains jours, ainsi que des membres de l'insurrection. On ne sait pas s'il rencontrera le président Bachar el-Assad.

Un diplomate onusien a aussi indiqué lundi, sous le couvert de l'anonymat, que le premier ministre adjoint de la Syrie, Qadri Jamil, a rencontré récemment des responsables américains à Genève, mais on ne rapporte aucun déblocage.

Pendant ce temps, les combats se sont poursuivis en Syrie. L'agence officielle SANA rapporte que l'armée a rétabli «la sécurité et la stabilité» à Sadad, à 120 kilomètres au nord de Damas. Elle ajoute que de «nombreux terroristes» ont été tués et leurs armes saisies. Plusieurs bombes artisanales auraient aussi été démantelées.

L'Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, confirme que l'armée a repris la ville, mais affirme que les rebelles ont réussi à se replier.

Par ailleurs, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques révèle que ses inspecteurs ont été incapables de visiter deux sites en raison de préoccupations de sécurité. L'OIAC a indiqué lundi que 21 des 23 sites connus ont été inspectés, mais n'a pas précisé qui était responsable des problèmes de sécurité.

Des responsables ont déjà prévenu que des cesser-le-feu seraient requis pour permettre la visite de tous les sites.

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