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Déficits des caisses de retraite : Labeaume souhaite l'appui du maire de Montréal

28/10/2013 07:01 EDT | Actualisé 28/12/2013 05:12 EST

Le maire sortant de Québec, Régis Labeaume, cherche des alliés pour étendre son combat pour résorber les déficits des régimes de retraite à toutes les grandes villes du Québec.

Lundi, M. Labeaume a reçu l'appui de Marc Bureau, maire sortant de Gatineau, qui en fait une question prioritaire pour sa ville.

Mais Régis Labeaume aimerait surtout que ce genre de signal lui provienne de l'autre bout de l'autoroute 20. « J'aimerais ça avoir un maire de Montréal qui m'appuie, a confié le maire sortant de Québec à ICI Radio-Canada Première. C'est tellement plus compliqué à Montréal. Ça va coûter plus cher à Montréal.

Pour le moment, les principaux candidats à la mairie de Montréal paraissent dans l'ensemble plus conciliants dans ce dossier.

Richard Bergeron demande au gouvernement du Québec de s'impliquer davantage, Denis Coderre promet de ne pas négocier sur la place publique et Marcel Côté estime qu'il faudrait mieux investir l'argent de la Ville. Pour sa part, Mélanie Joly juge que la Ville devrait avoir un pouvoir de lock-out pour améliorer son rapport de force et éviter de donner des congés de cotisation.

Régis Labeaume, visé par des plaintes et même la menace d'éventuelles poursuites venant des syndicats de sa ville, déplore aussi le manque d'appui public en provenance du gouvernement provincial. « Isolément, il y a des gens qui me disent : 'Lâche pas mon Régis'. Ils n'osent pas le dire publiquement, mais ils savent tous que ce qu'on fait, on a raison », affirme M. Labeaume.

Lisée conscient du problème

Le ministre responsable de la région de Montréal, Jean-François Lisée, reconnaît le problème des déficits des régimes de retraite qui, dit-il, « plombe les finances de plusieurs villes du Québec ».

Il affirme que sa collègue ministre du Travail, Agnès Maltais, déposera son « plan de match » très bientôt. En attendant, il refuse de prendre position sur ce que suggère Régis Labeaume dans un contexte de campagne électorale. « Il y a un vrai problème. Chacun devra y mettre du sien : le gouvernement québécois, les municipalités, les syndicats aussi », résume M. Lisée.

Avec des informations de Jean-Philippe Robillard

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