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82 millions pour le développement du commerce extérieur québécois

28/10/2013 03:39 EDT | Actualisé 27/12/2013 05:12 EST

Jean-François Lisée, ministre des Relations internationales, a dévoilé lundi le Plan du gouvernement Marois pour le développement du commerce extérieur pour les trois prochaines années.

Assorti d'une enveloppe de 82 millions de dollars, ce plan vise essentiellement à réduire le déficit commercial du Québec par l'augmentation des exportations et la réduction des importations de pétrole.

De l'enveloppe annoncée, 60 millions de dollars iront au Programme exportation d'Export Québec, précise le ministre.

« Nous comptons notamment accompagner annuellement 2500 entreprises sur les marchés hors Québec et contribuer à identifier 1000 nouvelles entreprises exportatrices », ajoute-t-il.

Adoptant une approche pédagogique, M. Lisée explique : « lorsqu'on met 600 $ d'actions d'accompagnement des entreprises, ça crée une exportation d'environ 140 000 $, qui elle-même, génère un emploi permanent ».

Les yeux rivés vers l'Europe

Le ministre Lisée affirme que le gouvernement Marois s'est fixé « un objectif d'augmentation des exportations de 10 % » des ventes vers l'Europe au cours des trois prochaines années. Le pourcentage pourrait augmenter de 15 % pour l'Afrique.

Pour la réduction des importations de pétrole, elle se fera en fonction de l'utilisation du pétrole dans nos transports et elle passe notamment par la stratégie d'électrification des transports du Québec, dont les grandes lignes seront dévoilées le 1er novembre, rappelle M. Lisée.

Un plan électoraliste, selon l'opposition

Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de Développement économique et de Commerce extérieur, Sam Hamad, a qualifié dans un communiqué mardi le plan de commerce extérieur de Québec « d'électoraliste » et de « sans fonds ».

« Ce gouvernement n'a pas hésité à son arrivée au pouvoir à couper 85 millions dans les budgets de la recherche, du commerce extérieur et de l'innovation et maintenant, il tente de réparer les pots cassés. Malheureusement, c'est trop peu trop tard. Le ministre nous annonce en grande pompe des investissements de 82 millions sur quatre ans sans dire où il prendra l'argent », affirme M. Hamad.

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