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La ministre Agnès Maltais invitée à mieux protéger les travailleurs domestiques

27/10/2013 04:12 EDT | Actualisé 27/12/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - La ministre provinciale du Travail,Agnès Maltais, a été invitée à «faire ses devoirs».

Cette remontrance lui a été faite par la Coalition «la CSST pour les travailleuses et travailleurs domestiques» qui a tenu un point de presse, dimanche, à Montréal.

Ce regroupement milite pour que les employés qu'il défend puissent jouir automatiquement de la protection offerte par la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles et elle cherche donc à pousser la ministre à agir en ce sens.

Présentement, selon le portail du gouvernement du Québec, les travailleurs domestiques peuvent «se prévaloir, sur une base volontaire, de la protection [de cette] loi [..]. Pour être couverts, ils doivent s'inscrire à la Commission de la santé et de la sécurité du travail et payer une cotisation.»

Christiane Gadoury, qui est membre de la Coalition, avance que cette façon de faire ne tient pas la route.

Elle estime que les travailleurs domestiques doivent verser environ 1000 $ sur une base annuelle pour être protégés alors que bien souvent, leur rémunération ne dépasse guère la barre des 20 000 $.

Mme Gadoury évalue que son groupe représente environ 25 000 personnes embauchées par des particuliers.

Elle explique qu'il peut s'agir, par exemple, de femmes de ménage, de nourrices, de gens qui s'occupent d'aînés à domicile ou encore d'animaux domestiques.

D'après Christiane Gadoury, il faut absolument que ces employés «arrêtent d'avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête» dès l'instant où ils se blessent dans un contexte professionnel ou qu'ils sont malades.

Pour ajouter du poids à son argumentaire, elle cite l'exemple d'une travailleuse domestique qui avait fait une chute alors qu'elle promenait le chien de son patron.

Selon Mme Gadoury, la dame a subi une fracture au poignet et malgré son état, son employeur l'aurait contrainte à reprendre le boulot.

Christiane Gadoury ajoute qu'elle n'aurait donc jamais pu guérir pleinement.

Ce n'est pas la première fois que la Coalition «la CSST pour les travailleuses et travailleurs domestiques» lance un pareil cri du coeur en public.

Elle avait déjà interpellé l'ex-ministre du Travail, David Whissell, par rapport au même dossier.

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