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Géorgie: le choix du premier ministre est aisément élu président

27/10/2013 06:33 EDT | Actualisé 27/12/2013 05:12 EST

TBILISI, Géorgie - Le candidat à la présidentielle de la Géorgie, qui profite de l'appui du premier ministre du pays, a aisément remporté le scrutin, dimanche, selon ce qu'indiquaient les sondages des électeurs à la sortie des bureaux de vote.

Avec la victoire de l'ancien recteur d'université Giorgi Margvelashvili, dans ce qui aura été une élection exceptionnellement calme et prévisible pour cet ancien pays satellite du bloc soviétique, le premier ministre et milliardaire Bidzina Ivanishvili conforte son contrôle sur le pays.

Et bien qu'il semble faire des percées dans la détente des tensions avec Moscou, M. Ivanishvili a aussi pris soin de maintenir la trajectoire pro-américaine établie par son prédécesseur, le président sortant Mikhail Saakasvhili.

Ce dernier, qui a tenu les rênes du pays pendant près d'une décennie, a peu à peu remis la Géorgie sur la voie de la démocratie. Il s'est toutefois mis à dos plusieurs Géorgiens qui lui reprochent ses excès et son autoritarisme des dernières années.

Depuis les élections de l'an dernier, qui ont pris la tournure d'un transfert de pouvoir, des dizaines de proches du parti du président sortant, dont plusieurs anciens ministres, sont sous le coup d'accusations criminelles. Certains, dont l'ancien premier ministre, ont même été emprisonnés. Le sort de M. Saakasvhili demeure donc incertain pour l'instant, bien que l'actuel président ait confirmé que son prédécesseur serait questionné par les procureurs après son départ du pouvoir, le mois prochain.

Après le dépouillement d'environ 40 pour cent des bureaux de scrutin, la Commission électorale centrale a fait savoir que M. Margvelashvili avait recueilli 63 pour cent des votes exprimés, comparativement à 21 pour cent pour l'ancien leader parlementaire David Bakradze. Ce dernier a d'ailleurs rapidement reconnu sa défaite.

M. Bakradze, qui était le candidat du parti du président sortant et dirige désormais l'opposition au parlement, a félicité son rival et s'est dit prêt à collaborer avec lui.

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