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Gala de l'ADISQ : les potins du tapis rouge

27/10/2013 08:27 EDT | Actualisé 27/12/2013 05:12 EST
David Kirouac

Le Gala de l’ADISQ a 35 ans. Trois décennies et demie à célébrer les artistes de la chanson d’ici et leurs œuvres. Dimanche, les plus belles voix du Québec s’étaient réunies à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts pour lever leur verre à une industrie qui ne cesse d’évoluer. La fête était animée pour une huitième année consécutive par Louis-José Houde. Voici quelques potins croustillants recueillis sur le tapis rouge qui précédait la soirée.

Jean-Pierre Ferland était présent pour saluer le travail d’un ami de longue date, le producteur Guy Latraverse, qui allait recevoir quelques minutes plus tard le trophée-hommage de l’ADISQ. «J’ai un petit mot à lui dire, a-t-il expliqué. Je l’aime beaucoup. Ça fait des années qu’on est des amis. Il a été mon premier imprésario. Il a fait des choses magnifiques dans ce métier, et je vais le remercier au nom de tout le monde.» S’il ne sera pas de la deuxième saison de La voix, Jean-Pierre Ferland ne chômera pas pour autant. Il continuera, dans les prochains mois, à écrire les chansons de sa comédie musicale Madame Simpson. «J’ai beaucoup de travail. Je suis l’auteur de Madame Simpson, Alain Leblanc est le compositeur. C’est une tranche de ma vie, c’est très important. Ça me fait peur, mais peut-être que c’est une qualité, la peur, dans le milieu de la chanson…» Son amie Julie-Anne Saumur, qui l’accompagnait au gala, tiendra le rôle principal du spectacle.

Daniel Bélanger était finaliste dans quatre catégories, dimanche. Les prix et les reconnaissances sont-ils un moteur pour lui? Quelle importance accorde-t-il aux récompenses? «C’est bon pour l’ego, a-t-il mentionné. Ça fait du bien. C’est chouette de savoir qu’on existe dans une communauté, que notre travail est apprécié.» Daniel s’est dit flatté de faire partie des célébrations du 35e Gala de l’ADISQ. «Je ne me souviens même pas du premier… Je n’étais pas né, a-t-il blagué. C’est extraordinaire que ça fasse 35 ans. J’aimerais bien être au 50e aussi.» Pour la prochaine année, Daniel se concentrera sur la tournée suivant la sortie de son album Chic de ville. Il sera notamment le 21 novembre au Théâtre Corona de Montréal.

Florence K est sur une belle lancée. Elle vient de proposer un opus entièrement en anglais, I’m Leaving You, qui, l’espère-t-elle, lui ouvrira des portes sur le marché international. «J’ai été beaucoup à Toronto dans les deux dernières semaines, et j’ai eu une belle réponse, a-t-elle raconté. J’ai fait des auditions, je vais jouer à New York dans deux mois et présenter l’album à l’industrie et au public là-bas. Et puis, on verra! Je ne prédis pas l’avenir, mais moi, je suis bien!» Florence était particulièrement excitée de participer au gala, elle qui adore les événements «glamour». «En revisitant les 35 années, on a un portrait, une biographie de l’histoire de la musique au Québec.»

Sophie Vaillancourt a lancé son album Histoires de filles et de garçons en octobre 2012, mais la jeune femme n’avait malheureusement récolté aucune nomination pour la remise de prix de dimanche. «On m’avait posé la question l’an dernier, si j’espérais être en nomination en 2013, et j’avais répondu oui, s’est remémoré Sophie. Mais je n’avais pas d’attentes, donc je ne suis pas déçue. Et je tenais à être là, parce que c’est toujours une belle soirée, et je suis une grande fan de Louis-José Houde!» Le troisième extrait d’Histoires de filles et de garçons, la pièce-titre du disque, vient de sortir sur les ondes radiophoniques, et Sophie a pris part aux tournages de la saison actuellement diffusée du Banquier, à TVA.

Brigitte Boisjoli était entourée de ses camarades de la troupe de Cabaret, collectif nommé dans la catégorie Spectacle de l’année – Interprète. La joyeuse bande, qui comprend aussi Luc Guérin et Émily Bégin, continue de sillonner les routes du Québec pour présenter la mythique comédie musicale, orchestrée ici par la metteure en scène Denise Filiatrault. «Je suis très honorée d’être là, s’est réjouie Brigitte. C’est une belle surprise, on ne s’attendait pas à être en nomination. Je pensais regarder le gala chez moi, habillée “en mou”, mais je suis très heureuse d’être ici!» L’ex-star académicienne planche actuellement sur son deuxième effort solo, qui devrait arriver dans les bacs en janvier ou février 2014. «On veut que ça sonne comme une tonne de briques!», a-t-elle laissé miroiter. Sa première galette, Fruits défendus, était parue au début de l’année 2011.

Étienne Drapeau poursuit depuis le printemps dernier sa tournée Le monde est beau. «On joue de plus en plus dans des grosses salles, ça grandit, j’ai fait mon premier Théâtre St-Denis il y a quelques mois, j’ai joué dans la comédie musicale Don Juan, à Québec, aussi… Ça n’arrête pas. Ça bouge beaucoup, je travaille sans arrêt. Je touche du bois. Ça fait déjà 10 ans que je fais carrière et j’en profite pleinement!» Lui non plus n’était pas en nomination dimanche, mais il se fait un devoir d’être présent chaque année au Gala de l’ADISQ, pour témoigner sa solidarité à ses amis chanteurs et musiciens.

Renée Martel est passée en coup de vent sur le tapis rouge, mais elle a quand même pris le temps de nous préciser que sa santé va «très bien». La dame était très émue de parler de l’importance que revêt pour elle le Gala de l’ADISQ. «Ça signifie beaucoup dans ma vie. J’étais là au premier, au cinquième, j’étais là tout le temps!», a-t-elle souligné en souriant.

Plusieurs autres personnalités, dont Cœur de pirate, Ariane Moffatt, Karim Ouellet, Les sœurs Boulay, Louis-Jean Cormier, Pierre Lapointe, Angèle Dubeau, Marie-Mai, Mitsou et sa sœur Abeille Gélinas et Julie Snyder et Pierre-Karl Péladeau, pour ne nommer que ceux-là, ont aussi défilé très rapidement devant les journalistes et les gens du public massés aux abords du tapis rouge quelques minutes avant que ne s’ouvre le gala.

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