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L'écoute américaine des diplomates pourrait nuire aux politiques étrangères

26/10/2013 06:33 EDT | Actualisé 26/12/2013 05:12 EST
REUTERS

WASHINGTON - S'étant rendu en Europe pour discuter de la paix au Moyen-Orient, de la Syrie et de l'Iran, le secrétaire d'État américain John Kerry s'est plutôt fait sermonner sur l'espionnage international des États-Unis.

Le président Barack Obama a défendu la surveillance menée sur les leaders de la Russie, du Brésil, du Mexique, de la France et de l'Allemagne, mais la grogne internationale ne montre aucun signe d'apaisement à court terme.

À plus long terme, les révélations faites par l'ancien contractant de l'Agence de sécurité nationale Edward Snowden sur les tactiques de la NSA, qui aurait surveillé les téléphones cellulaires de 35 leaders mondiaux, menacent de nuire aux politiques étrangères des États-Unis dans plusieurs secteurs.

En effet, l'approche américaine à la collecte de renseignements a ébranlé les alliés.

L'étendue de l'écoute a choqué l'ancien ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Dans une entrevue à la radio, il a affirmé que bien que tous les pays écoutaient les autres, les ressources plus grandes des États-Unis les rendaient jaloux.

Ce pourrait bien être inutile de juger si les États-Unis sont allés trop loin en espionnant leurs alliés.

«J'assume qu'au moins six pays écoutent mon téléphone. Il est de plus en plus rare que les diplomates se disent des choses importantes au téléphone», a publié l'ambassadeur britannique au Liban sur son compte Twitter la semaine dernière.

Les relations diplomatiques étant basées sur la confiance, il se pourrait que la crédibilité américaine soit entachée, ce qui pourrait compliquer les tâches de maintenir des alliances, d'influencer l'opinion mondiale et peut-être même de conclure des ententes commerciales.

Les révélations d'écoute pourraient donc donner des munitions aux Européens dans la négociation d'un accord de libre-échange qui réunirait près de la moitié de l'économie mondiale.

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