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Ça passe ou ça casse

26/10/2013 12:15 EDT | Actualisé 26/12/2013 05:12 EST

Si les joueurs de l'Impact se taillent une place en séries, ils pourront s'applaudir. S'ils ratent les séries, ils devront se pointer du doigt.

Les hommes de Marco Schällibaum (14-12-7) tiendront leur destin entre leurs mains à leur dernier match de la saison, samedi, devant le Toronto FC (5-17-11), dans la ville reine.

Plusieurs parlent du match le plus important de la courte histoire de deux ans de l'Impact en MLS. Une victoire contre l'une des pires formations du circuit permettrait aux Montréalais de mettre les pieds dans les séries en plus de concrétiser leur place au 3e échelon de l'Association de l'Est.

« Demain c'est le point sur le " i " avec ce jour historique qui nous permettra peut-être de faire les séries. C'est important d'avoir cette attitude », a largué Marco Schällibaum.

Même avec une défaite ou un match nul à Toronto, l'Impact (49 points) aurait des chances d'être des éliminatoires. L'équipe devra cependant attendre les résultats des matchs de dimanche et invoquer les dieux du soccer avant de dire mission accomplie.

Les scénarios possibles

Une victoire empêcherait le Dynamo de Houston (48 points) et le Revolution de la Nouvelle-Angleterre (48 points) de rattraper l'Impact au classement. Le Fire de Chicago (49 points) devra gagner par plus de six buts pour dépasser les Montréalais.

Si les hommes de Schällibaum font un match nul, le Dynamo et le Revolution devront gagner pour les devancer et le Fire devra gagner ou faire match nul en marquant six buts de plus que l'Impact.

En cas de défaite, le Dynamo et le Revolution doivent gagner puisque l'Impact a plus de victoires que ces deux équipes. Le Fire pourra se contenter de gagner ou de faire un match nul.

Facile à dire, plus difficile à faire

Le Toronto FC attend Montréal de pied ferme. L'Impact n'a jamais gagné au BMO Field. Les Montréalais ont une fiche de 0-4-3.

Après avec une autre saison de misère, freiner les rivaux québécois pourrait aider à panser les plaies.

« C'est vraiment motivant. Beaucoup plus que s'ils n'avaient aucune chance de faire les séries. Ça rend le match encore plus excitant », a lancé Bright Dike.

 « La pression est sur Montréal, ils seront nerveux. Si nous marquons en premier, ils le seront encore plus. Nous voulons sortir en force », a ajouté l'entraîneur-adjoint Fran O'Leary.

Schällibaum et sa troupe débarquent à Toronto et ne s'attendent pas à ce que leurs rivaux déroulent le tapis rouge devant eux.

« On ne veut pas de cadeaux, c'est sûr qu'ils vont tout faire pour gagner, mais on a cette poussée qui est importante pour le moral et pour au classement », a expliqué l'entraîneur suisse.

Cette poussée, les Montréalais l'ont eue au dernier match. Ils ont vaincu l'Union de Philadelphie 2-1 grâce à un but du Québécois Karl Ouimette à la 84e minute, une vraie délivrance pour le club qui n'avait pas gagné depuis six matchs en plus de n'avoir inscrit aucun but depuis le 28 septembre, à Chicago. Dans la rencontre, l'Italien Marco Di Vaio a marqué son 20e filet de la saison.

À noter :

  • Le défenseur Alessandro Nesta n'a pas fait le voyage avec les siens en raison d'une blessure subie devant l'Union, samedi dernier.

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