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Via Rail : un train... de fermetures

25/10/2013 09:31 EDT | Actualisé 25/12/2013 05:12 EST

Plusieurs gares de Via Rail dans l'Est du Québec ferment définitivement leurs portes, vendredi, d'autres n'offriront plus le service de billetterie.

Ces fermetures s'inscrivent dans un plan de rationalisation qui touche tout l'est du pays. Le transporteur national estime qu'il lui manque 400 millions de dollars cette année pour rentabiliser ses opérations.

La gare de Mont-Joli, qui devait fermer aussi, demeurera ouverte jusqu'à la fin de l'année. La Ville négocie une entente avec Via Rail pour conserver le chef de gare, la billetterie et l'aire d'attente. Une entente entre la Ville de Mont-Joli et des acteurs socioéconomiques permettrait de payer le salaire du chef de gare. Toutefois, en raison de la campagne électorale municipale, la conclusion d'une entente entre Via Rail et la Ville pourrait prendre encore quelques mois.

D'autres villes étudient cette solution

Le député du NPD de Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, François Lapointe, admet que le modèle est sur la table pour toutes les communautés touchées. « Mais, poursuit-il, j'hésiterais à applaudir Via Rail. Il faut bien comprendre, ça ne leur coûte rien. Le train va arrêter pour permettre aux gens de descendre ou de monter, ça, ils le font déjà. Ce sont tous les services associés à l'arrêt du train qui sont annulés. » Le député invite donc les municipalités qui veulent maintenir leur gare ouverte à se pencher sur tous les services qui gravitaient autour de la gare comme les services de raccompagnement.

Via Rail indique avoir examiné l'achalandage, le volume des passagers, la proximité des gares et les ventes générées dans les différentes gares avant de prendre de cibler certaines gares.

Selon le député du NPD de Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, François Lapointe, estime que ces fermetures sont tout à fait déraisonnables : « Une gare quand il fait -25 degrés, ça a sa raison d'être, surtout quand il est 01 h 5 du matin. C'est complètement farfelu. »

Le député croit toutefois que les fermetures d'aujourd'hui ne sont qu'un prélude à d'autres compressions. « On les voit venir, précise M. Lapointe, il va y avoir une baisse de services parce que ce sera moins intéressant pour les utilisateurs. Ils vont justifier d'autres coupes parce qu'il va y avoir moins de fréquentations. »

À la fin, sur un cycle de cinq à dix ans, François Lapointe pense que le gouvernement conservateur fermera tous les services dans l'Est.

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