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Une braderie vitale pour la survie de créateurs de mode

25/10/2013 11:15 EDT | Actualisé 25/12/2013 05:12 EST

L'édition montréalaise de la Braderie de monde québécoise, qui se déroule jusqu'à dimanche au Marché Bonsecours, est souvent l'occasion pour des créateurs de mode québécois d'écouler les inventaires et de générer en quelques jours une partie importante de leur chiffre d'affaires.

« Beaucoup me disent : "Je fais mon argent à la Braderie" », raconte la présidente et productrice de l'événement, Anne de Shalla. Plusieurs créateurs remboursent leur marge de crédit avec les ventes à la Braderie qui gagne en popularité avec les années, explique-t-elle, au moment où l'industrie de la mode connaît des difficultés.

L'événement est aussi une vitrine pour les créateurs. « C'est vraiment une occasion pour nous de se faire connaître », souligne Sonia Ferland de Création Osmose, qui fabrique des bijoux. Elle précise qu'elle génère environ 20 % de son chiffre d'affaires annuel dans le cadre de ce rassemblement de la mode québécoise.

De son côté, la créatrice de mode Mélissa Bolduc considère que la Braderie est l'une des étapes essentielles de la commercialisation de sa griffe, MELOW. « C'est une façon de rentabiliser la production », mentionne la propriétaire d'une boutique sur la rue Saint-Denis. Elle profite de l'événement pour liquider ses surplus d'inventaires. En pouvant compter sur la Braderie, elle peut prendre plus de risques dans sa production, sachant que même si des vêtements sont moins populaires en boutique, ils rejoindront une plus grande clientèle potentielle lors de l'événement.

Ottawa, Montréal et Québec

D'ailleurs, Mme Bolduc a participé à l'édition ottavienne de la Braderie au début du mois et sera le mois prochain à Québec pour un autre rassemblement de créateurs de mode. La productrice de l'événement, Mme de Shalla, explique avoir ajouté cette année un arrêt à Ottawa de la Braderie, en plus de Québec et Montréal, en raison de la popularité de la Braderie auprès du public et des designers.

Les créateurs de mode sont nombreux à vouloir exposer, dit-elle, et ils réclament souvent plus d'espace pour montrer leurs vêtements. Mme de Shalla doit refuser certains designers et les reléguer à une liste d'attente, mais malgré le manque d'espace, elle dit vouloir que l'événement reste au Marché Bonsecours.

Avec les informations de Maxime Bertrand

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