POLITIQUE

Les élections municipales du 3 novembre seront historiques, selon l'UMQ

25/10/2013 11:21 EDT | Actualisé 25/12/2013 05:12 EST
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MONTRÉAL - «Un tournant historique», «un exercice sans précédent», «l'occasion pour les citoyens de se réapproprier la démocratie», une demi-douzaine de maires réunis par l'Union des municipalités du Québec n'ont pas lésiné, vendredi, pour utiliser des termes chocs dans l'espoir de convaincre davantage de citoyens d'aller voter, le 3 novembre, ou durant le vote par anticipation qui vient de commencer.

Le taux de participation général a été de 45 pour cent lors des élections municipales de 2009. Le président de l'Union des municipalités et maire de Rimouski, Éric Forest, aimerait atteindre les 50 pour cent cette fois-ci.

La mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy-Laroche, est plus ambitieuse. «Moi, je souhaiterais qu'on augmente vers les 60 pour cent, parce que lorsque l'on vit ce que nous avons vécu à Lac-Mégantic, c'est là que nous réalisons l'importance d'une équipe municipale solide, intègre, qui se préoccupe de ses citoyens», a-t-elle confié en entrevue.

Avec le cynisme ambiant et la désillusion provoquée par certaines révélations de témoins à la Commission Charbonneau, M. Forest se dit conscient que les électeurs pourraient être tentés de baisser les bras. Mais c'est justement le contraire qu'il faut faire, selon lui: se relever les manches et exercer son droit démocratique de choisir ceux qui nous représentent, affirme M. Forest.

«L'enjeu est capital. Toute élection a son importance, mais je dirais que les élections municipales du 3 novembre marqueront un tournant historique dans le monde municipal pour un ensemble de raisons. Elles permettront de tourner la page sur une période particulièrement difficile pour la démocratie, et ce, à tous les niveaux. Des valeurs d'intégrité, de transparence, ainsi qu'un désir profond de changement s'expriment clairement partout au Québec», a opiné le président de l'UMQ.

«Exercer son droit de vote a plus de force pour le changement que n'importe quelle loi, règlement ou autre forme d'encadrement», a ajouté le maire Forest.

Le maire de Rimouski dit déjà déceler des signes encourageants pour la démocratie municipale. Il y a ainsi davantage de candidats cette année, davantage de femmes — 415 candidates de plus qu'en 2009 — et davantage de jeunes — neuf pour cent de tous les candidats.

La mairesse de Lévis, Danielle Roy-Marinelli, rappelle quant à elle que ceux qui ont pris la peine de faire un choix parmi les candidats sont mieux placés pour les critiquer par la suite, le cas échéant.

Le maire de Victoriaville, Alain Rayes, martèle le même clou. «En ces temps de cynisme face aux politiques, face aux politiciens, je pense que les citoyens du Québec peuvent envoyer un message clair: élire les gens en qui ils ont confiance, pour qu'on puisse changer cette donne que nous vivons particulièrement depuis un an ou deux».

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