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L'Ontario se dit ouvert aux projets d'exportation pétrolière de l'Alberta

25/10/2013 05:47 EDT | Actualisé 25/12/2013 05:12 EST

CALGARY - La première ministre ontarienne, Kathleen Wynne, affirme que ce qui est bon pour l'industrie pétrolière et gazière de l'Alberta est aussi bon pour sa province.

Selon elle, ce secteur économique est non seulement essentiel au développement économique albertain, mais aussi pour celui de l'Ontario.

De passage à Calgary, vendredi, la première ministre libérale a précisé que plusieurs manufacturiers ontariens appuyaient désormais «directement» l'industrie albertaine de l'énergie, et qu'il était nécessaire de «s'appuyer» sur cette relation.

Mme Wynne adopte ainsi un ton qui rompt avec celui de son prédécesseur, dans le cadre de sa première visite officielle en Alberta depuis qu'elle est devenue première ministre, en janvier.

Dalton McGuinty s'était attiré les foudres de l'Alberta, l'an dernier, lorsqu'il avait lancé que l'industrie pétrolière et gazière faisait bondir le cours du dollar, et qu'il était ainsi plus difficile pour les manufacturiers ontariens d'exporter leurs biens. Il avait plus tard adouci son point de vue.

Le débat sur les oléoducs fait rage en Ontario. Deux projets majeurs visent à faire circuler du brut albertain à travers la province, afin d'alimenter des raffineries et des ports d'exportation dans l'est du pays.

Dans ses remarques, Mme Wynne a reconnu à quel point il était important pour l'Alberta de trouver des marchés pour ses produits — y compris en passant par l'Ontario —, mais elle a souligné l'importance d'évaluations environnementales strictes et de consultations avec les peuples autochtones.

Lors d'audiences tenues ce mois-ci, plusieurs personnes ont manifesté leurs craintes par rapport à un projet d'Enbridge visant à inverser le flot de son oléoduc Ligne 9 entre le sud-ouest ontarien et Montréal, afin d'y faire circuler du brut albertain.

TransCanada prévoit également un projet d'une importance bien plus grande qui vise à transporter un million de barils de brut par jour jusqu'à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Contrairement à la Colombie-Britannique, l'Ontario ne réclame pas, par ailleurs, sa part de retombées économiques liées aux oléoducs sous forme de redevances ou d'une autre façon, a précisé Mme Wynne à des journalistes après son discours.

Par le passé, les premières ministres britanno-colombienne Christy Clark et albertaine Allison Redford se sont affrontées sur cette question, bien qu'elles aient depuis adopté une position un peu plus conciliante. Les deux chefs de gouvernement doivent se rencontrer à Vancouver, le mois prochain, pour discuter des projets d'exportation pétrolière.

Calgary, comme Québec, est toutefois en désaccord avec Toronto sur la question de la création d'une commission canadienne des valeurs mobilières.

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