POLITIQUE

Une lettre de menaces vise les dirigeants syndicaux des cols bleus de Québec

25/10/2013 04:07 EDT | Actualisé 25/12/2013 05:12 EST
Agence QMI

QUÉBEC - Le Service de police de Québec (SPVQ) a ouvert une enquête sur des menaces proférées à l'endroit de dirigeants syndicaux et d'employés municipaux de la Ville de Québec.

Une lettre signée par «l'Association des payeur de taxes de la Ville de Québec», contenant plusieurs fautes d'orthographe grossières, affirme entre autres que l'«équipe de baseball» de ladite association a répertorié les noms et adresses de chefs syndicaux, d'employés municipaux, de leurs épouses, de leurs enfants et de leurs écoles et qu'il ne lui reste plus qu'à déterminer le lieu et le moment de la «partie de bâton de baseball».

La police de Québec prend l'affaire au sérieux et cherche à retracer le ou les auteurs de la missive, qui a été expédiée à un quotidien de la Vieille Capitale.

Les auteurs de la lettre s'exposent à des accusations d'avoir proféré des menaces, une offense passible de cinq ans d'emprisonnement.

De son côté, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente les cols bleus de la Ville de Québec, a émis un communiqué faisant état de sa volonté de collaborer avec la police de Québec.

Tout en disant ne pas vouloir faire de commentaires, le SCFP déplore «le ton belliqueux utilisé pendant la campagne électorale à l'encontre des employés de la Ville.»

Les négociations entre la Ville et ses employés sont extrêmement tendues depuis l'échéance de leur convention collective, en décembre 2010.

Le SCFP reproche au maire Régis Labeaume de constamment jeter de l'huile sur le feu en s'en prenant aux employés municipaux et en utilisant ceux-ci pour se faire du capital politique.