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Les Cardinals sont confortables à St. Louis, où se transporte la Série mondiale

25/10/2013 07:10 EDT | Actualisé 25/12/2013 05:12 EST

ST. LOUIS, États-Unis - Du Monstre Vert à la porte de l'Ouest. De la rivière Charles au puissant Mississippi. De la chaudrée de palourdes aux raviolis grillés.

La toile de fond de la Série mondiale sera différente, et l'as des Cardinals de St. Louis Adam Wainwright ne pourrait être plus heureux.

«Nous adorons la 'Cardinal country'», s'est-il exclamé vendredi.

Pour de bonnes raisons, aussi. Après que les Red Sox de Boston eurent partagé les honneurs des deux premiers matchs au Fenway Park, Dustin Pedroia, Jacoby Ellsbury et leurs coéquipiers pourront maintenant constater de visu ce qui rend cet endroit si spécial.

Particulièrement en octobre.

«Et bien, nous adorons jouer ici au Busch Stadium. Comme je l'ai déjà dit, c'est une mer rouge», a déclaré le lanceur des Cardinals Joe Kelly.

Kelly, reconnu pour son franc-parler, montera sur la butte pour le match no 3 samedi soir contre l'artilleur des Red Sox Jake Peavy.

«Toute ma vie j'ai rêvé de ce moment — en fait, toute ma carrière professionnelle, je devrais dire, a confié Peavy. Je n'ai jamais été aussi prêt de toute ma vie, physiquement et mentalement.»

Il n'est pas le seul à s'échauffer. Il y a également un troupeau de huit chevaux Clydesdales, prêts à tirer une carriole de bière rouge autour de la piste d'avertissement avant le premier lancer du match. La tradition veut également que les partisans des Cardinals se retrouvent tôt en après-midi sous la statue Musial — il y en a véritablement deux qui rendent hommage à 'Stan the Man'.

Le spécialiste des fins de match des Red Sox Koji Uehara a pris le temps de savourer le moment. Tandis qu'il sautait sur ce terrain pour la première fois de sa carrière pour un entraînement, le Japonais a pris le temps d'observer l'immense arche qui se dresse au loin, au-dessus de la clôture du champ centre.

Les Cardinals ne se fient pas uniquement sur l'ambiance lorsqu'ils jouent dans leur propre stade.

Ils ont mené la Ligue nationale au chapitre des points marqués après avoir compilé une fiche de 54-27 au Busch Stadium, puis ils se sont fiés sur leurs lanceurs pendant les séries éliminatoires. Les Cards ont présenté un dossier de 5-1 à domicile en séries d'après-saison — dans ces cinq victoires, leurs adversaires n'ont marqué que cinq points.

Les Red Sox n'ont affiché qu'une moyenne au bâton de ,188 jusqu'ici en Série mondiale, le frappeur de puissance David Ortiz constituant la principale menace offensive. Il a frappé la longue balle dans chacun des deux premiers matchs, et est 4-en-6 au total avec cinq points produits.

Puisqu'il n'y a pas de frappeur de choix dans les stades de la Ligue nationale, Ortiz occupera le premier coussin samedi. Le gérant John Farrell a refusé de dire si Ortiz sera le partant au premier but pour chacun des matchs à St. Louis, mais il ne serait pas surprenant de voir le premier but régulier Mike Napoli être sur le banc pendant un bon moment.

Farrell a aussi indiqué que le frappeur gaucher Daniel Nava entreprendra le match no 3 au champ gauche à la place de Jonny Gomes, qui a été blanchi en sept présences au bâton jusqu'ici.

«De toute évidence, le coup de bâton de David doit, à tout prix, être dans l'équation, a admis Peavy. Je n'ai jamais vu un joueur, de mon équipe ou de l'équipe adverse, être aussi bon sous pression. On dirait qu'il sait comment rendre les choses dramatiques. Quand la tension est à son comble, il est à son meilleur.»

Ortiz a cogné un circuit de deux points aux dépens de l'étonnante recrue Michael Wacha qui portait la marque à 2-1 en faveur des Red Sox en sixième manche lors du match no 2, mais les Cardinals sont venus de l'arrière en septième et ont triomphé 4-2.

Les Red Sox passeront le week-end au stade, situé à quelques pâtés de maisons du fleuve Mississippi.

«Je crois que notre stade est très équitable. Je ne crois pas que notre équipe est plus avantagée ici qu'ailleurs, a commenté le gérant des Cardinals Mike Matheny. Ce n'est pas comme s'il y avait des bizarreries, comme le Monstre Vert, des coins éloignés ou des enchâssements. Mais tu ne peux t'empêcher de ressentir l'ambiance, particulièrement lorsque tu es à domicile et que chaque fois que tu poses un geste tu obtiens une réponse positive.»

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