NOUVELLES

L'armée syrienne aurait tué 40 rebelles près de Damas

25/10/2013 09:25 EDT | Actualisé 25/12/2013 05:12 EST

DAMAS, Syrie - Au moins 40 rebelles syriens ont été tués vendredi lors d'une embuscade tendue par l'armée gouvernementale près de Damas.

Cette embuscade fait partie de la vaste offensive lancée par l'armée contre les places fortes de l'insurrection autour du coeur du pouvoir du régime de Bachar el-Assad.

Les forces du régime avaient capturé, quelques heures plus tôt, la ville de Hatitat al-Turkomen, au sud de la capitale, reprenant le contrôle d'une grande autoroute qui mène à l'aéroport international de Damas.

L'agence de presse officielle SANA affirme que 40 insurgés ont été tués et qu'un important arsenal, y compris des roquettes antichars, a été saisi. L'embuscade a été tendue près du secteur Otaiba, la même région où une attaque chimique a vraisemblablement fait des centaines de morts en août dernier.

Un officier anonyme a déclaré sur les ondes de la télévision officielle que plusieurs combattants étrangers avaient été tués. Des images montraient une douzaine de corps allongés sur le sol, près d'une petite rivière, en plus d'armes automatiques et de grenades.

Pour sa part, l'Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, fait état de 24 rebelles rués.

Les deux parties cherchent à renforcer leur position avant la tenue possible, le mois prochain, d'une conférence de paix à Genève. Aucune date finale n'a encore été arrêtée et on ne sait pas si les participants réussiront à s'entendre sur un agenda.

Le Conseil militaire suprême, qui regroupe certaines brigades rebelles au sein de l'Armée syrienne libre, a déclaré vendredi qu'il refuserait de discuter avec des dirigeants syriens ayant participé à la mort d'autres Syriens. La Coalition nationale syrienne, l'aile politique du groupe, a quant à elle estimé que les pourparlers seraient inutiles.

L'Observatoire rapporte par ailleurs que l'explosion d'une voiture piégée dans le village de Wadi Branada pourrait avoir fait une quarantaine de morts ou de blessés. L'agence SANA a indiqué que la voiture a explosé pendant que les explosifs étaient mis en place.

Au nord de Damas, rebelles et soldats se sont affrontés pour une cinquième journée consécutive dans la ville de Sadad, prenant au piège des centaines de résidants. Des groupes liés à Al-Qaïda se sont emparés cette semaine d'un poste de sécurité qui leur donne le contrôle de la partie occidentale de la ville.

L'archevêque Silwanos Al-Nemeh a indiqué que jusqu'à 3000 civils sont coincés par les échanges de tirs. Il a demandé aux organisations internationales d'aider les civils à évacuer.

«La situation est grave et nous craignons un massacre», a-t-il dit à l'Associated Press par téléphone, près de Homs.

Des hélicoptères syriens ont bombardé la ville de Safira, au sud-ouest de la ville chaudement disputée d'Alep. Un complexe militaire près de Safira abriterait des installations d'armes chimiques. Médecins sans frontières affirme que 130 000 personnes ont fui Safira ce mois-ci. Le groupe ajoute que 76 personnes ont été tuées dans la ville elle-même.

Enfin, la Norvège a indiqué vendredi qu'elle ne serait pas en mesure de détruire l'arsenal chimique syrien, affirmant qu'elle ne dispose pas des infrastructures nécessaires pour compléter la tâche tout en respectant les délais imposés par les Nations unies.

Le ministre norvégien des Affaires étrangères, Boerge Brende, a expliqué que son pays a été incapable d'identifier un port en mesure d'accueillir ces agents chimiques et que la Norvège ne dispose pas de la capacité nécessaire pour gérer les déchets engendrés par les opérations de destruction.

PLUS:pc