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La chef du Parti Wildrose de l'Alberta dit croire aux changements climatiques

25/10/2013 11:00 EDT | Actualisé 25/12/2013 05:12 EST

RED DEER, Alta. - Accusée par ses dénigreurs de manquer de poigne et de rejeter la notion des changements climatiques, la chef du Parti Wildrose de l'Alberta, Danielle Smith, a annoncé vendredi qu'elle croyait dorénavant que les changements climatiques existaient et que la race humaine en est en partie responsable.

Devant des journalistes, avant le début du congrès de son parti qui se tient durant le week-end, Mme Smith a dit accepter, tout comme les membres de son parti, le fait que les changements climatiques étaient une notion réelle, et que l'homme y joue un rôle. Mme Smith a ajouté qu'elle laissait à la science le soin de préciser l'ampleur du fléau et la rapidité avec laquelle il se répand.

Mme Smith a fait l'objet de sévères critiques cette semaine après avoir refusé de dire si elle croyait aux changements climatiques, reprenant les désastreux propos qu'elle avait émis pendant la campagne électorale provinciale l'an dernier.

Vendredi, la leader du Parti Wildrose a dit avoir esquivé la question dans le passé parce qu'elle n'était pas certaine de la position des membres de sa formation sur le sujet, et aussi parce que les opinions qu'elle avait entendues étaient des plus variées.

Les délégués du parti doivent voter, samedi, sur deux résolutions visant à pousser le caucus à mettre de l'avant des mesures afin de réduire les gaz à effet de serre, qui provoquent d'importantes anomalies météorologiques associées aux changements climatiques.

Selon Mme Smith, un coup de sonde mené à l'intérieur du parti, vendredi, laisse croire que ces deux résolutions seront adoptées par une importante majorité, ce qui lui confère, ajoute-t-elle, le mandat de se prononcer sur les changements climatiques.

Depuis plus d'un an, la question des changements climatiques tourmente le Parti Wildrose, une formation à droite sur l'échiquier politique.

Selon des analystes de la scène politique, ce dossier est la principale raison de l'importante baisse de popularité du parti dans les jours qui ont précédé le scrutin du 23 avril 2012, après que Mme Smith eut déclaré que la question des changements climatiques n'était toujours pas réglée.

Plus tôt cette semaine, Mme Smith a refusé de dévoiler sa position sur les changements climatiques lorsque questionnée par des journalistes au sujet des résolutions environnementales à venir.

Cela a incité le chef du Nouveau Parti démocratique de l'Alberta, Brian Mason, et la ministre de l'Environnement, Diana McQueen, à sévèrement critiquer Mme Smith, la qualifiant de piètre leader parce qu'elle refusait de prendre position sur un dossier de grande importance aux yeux des Albertains.

Mme McQueen a également affirmé que l'Alberta serait perçue comme une «risée» sur la scène internationale si la province était représentée par une formation politique qui ne croit pas aux changements climatiques.

Ces commentaires ont irrité Mme Smith.

«Je n'accepte pas une leçon de morale d'une ministre de l'Environnement immobile comme Diana McQueen», a-t-elle rétorqué.

«Si vous regardez nos voisins en Ontario et au Québec, ils sont déjà sous les niveaux de 1990 tandis que l'Alberta a augmenté ses émissions de gaz à effet de serre de 46 pour cent.»

Une révision du leadership a également eu lieu vendredi et Mme Smith a reçu le soutien de 90,2 pour cent des membres.

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