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Emprisonné en Russie, Alexandre Paul dénonce ses conditions de détention

25/10/2013 05:56 EDT | Actualisé 25/12/2013 05:12 EST

Le militant montréalais de Greenpeace Alexandre Paul, accusé de vandalisme et incarcéré en Russie, dénonce ses conditions de détention dans une lettre rendue publique vendredi par l'organisme environnemental.

Dans cette lettre écrite à la main en anglais, Alexandre Paul affirme être tenu à l'écart des 29 autres militants de Greenpeace aussi arrêtés lors d'une expédition de l'Arctic Sunrise il y a plus d'un mois. Les écologistes voulaient escalader une plateforme de forage de Gazprom dans l'Arctique russe pour attirer l'attention sur les risques environnementaux du forage dans cette région.

Un autre Canadien, Paul Ruzycki, de Port Colborne, en Ontario, a lui aussi été arrêté après avoir pris part à l'expédition.

Alexandre Paul, âgé de 35 ans, mentionne que l'hiver s'installe en Russie, mais que l'organisation leur a envoyé, à lui et ses camarades, des vêtements et de la nourriture. Il dit se sentir un peu seul et précise qu'il partage une cellule avec un autre prisonnier qui ne parle pas l'anglais.

Le Montréalais dit également espérer que les Canadiens prendront la parole pour dénoncer la détention des 30 militants de Greenpeace, que ce soit en signant des pétitions ou en contactant des députés fédéraux.

Le militant, qui travaille pour Greenpeace depuis près de 15 ans, affirme que leur arrestation est à la fois « injuste et illégale ».

L'Arctic Sunrise a été arraisonné le 18 septembre par les autorités russes après un coup d'éclat des militants écologistes contre une plateforme de forage de l'entreprise russe Gazprom, non loin du cercle polaire.

Les 30 militants, qui avaient d'abord été accusés de piraterie, sont désormais sous le coup d'accusations, moins graves, de hooliganisme (vandalisme). Ils pourraient, s'ils sont reconnus coupables, écoper d'une peine d'emprisonnement maximale de 7 ans, au lieu de 15 pour la piraterie.

Greenpeace nie que ses militants aient fait quoi que ce soit de mal, et soutient que de telles accusations sont tout simplement disproportionnées.

La Presse Canadienne

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