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Comment raccrocher à l'école?

25/10/2013 06:34 EDT | Actualisé 25/12/2013 05:12 EST

La question du décrochage scolaire est souvent au cœur de l'actualité au Québec, au Canada, et en Europe. Certains parviennent toutefois à raccrocher.

Un reportage de Myriam Fimbry à Désautels le dimanche

Le cinéaste Jonathan Durand a rencontré 14 jeunes de 16 à 20 ans, dans quatre pays différents : la France, la Belgique, l'Espagne et le Québec. De Grenoble à Saint-Henri, en passant par Bruxelles et Palma de Majorque, ce sont des récits de vie qui s'entremêlent et se répondent avec de grandes ressemblances.

Le documentaire L'école pour moi est l'occasion de faire entendre la voix de ces jeunes qui portent l'étiquette de décrocheurs, lourde de stigmatisation sociale. Produit par l'équipe de chercheurs PARcours, de l'Université du Québec à Montréal, il permet de mieux comprendre le processus qui les a amenés à quitter les bancs d'école. Et ce, alors que plus de 40% des parents craignent de voir leur enfant décrocher de l'école secondaire, comme le révélait un récent sondage.

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S'inspirer des autres pays

La deuxième partie du film est chargée d'espoir. Reda, Christiane, Bobby, Yann-Axel et les autres racontent comment ils en sont venus à se « raccrocher » à l'école. Un parcours certes semé d'embûches, mais dont ils sortent grandis et plus matures. Comme dit l'un d'entre eux : « Le décrochage scolaire, c'est pas bon. Mais ça peut être bon pareil. »

La professeure à l'École de travail social, Danielle Desmarais, trouve que l'on gagnerait à s'inspirer de quelques-unes des expériences menées ailleurs. Par exemple, le SAS Parenthèse, à Bruxelles, offre aux jeunes à risque de décrochage une parenthèse de l'école, une sorte d' « année sabbatique ». À travers des activités créatives, ils vont rebâtir leur confiance en eux. Cent pour cent retournent à l'école ensuite, plus motivés.

60 % de « re-décrochage »

La cinquantaine d'organismes communautaires québécois de lutte au décrochage font un travail d'accompagnement des jeunes décrocheurs, mais ce travail n'est pas toujours poursuivi dans les écoles d'éducation aux adultes, plus axées sur l'obtention d'un diplôme ou d'une formation. Malheureusement, 60 % des jeunes adultes « re-décrochent ». Selon elle, la réussite du raccrochage est liée à plusieurs éléments.

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Le documentaire intégral

En vue de l'émission de cette semaine à Désautels le dimanche, à 10 h, nous vous posons la question : selon vous, l'école et la société font-elles ce qu'il faut pour aider les décrocheurs? Dites-le-nous dans les commentaires ci-dessous.

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