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Un ex-employé accuse le CN de dissimuler des déraillements mineurs

24/10/2013 09:30 EDT | Actualisé 24/12/2013 05:12 EST
Getty

Une enquête de la CBC sur le Canadien National remet en question certaines pratiques d'affaires et de sécurité de la compagnie ferroviaire. Dans une poursuite déposée aux États-Unis, un ex-employé du CN affirme avoir dissimulé des déraillements mineurs et modifié l'horaire de certains trains, afin de plaire aux actionnaires et de protéger les primes à la performance des hauts dirigeants. Ces allégations n'ont pas été encore prouvées en cour.

L'ancien coordonnateur de trains Tim Wallender, qui travaillait pour le CN à Memphis, sentait la pression de ses patrons pour améliorer la performance de la compagnie. « Par exemple, si un wagon sortait des rails, on le remettait sur la voie sans faire de rapport. Les roues étaient inspectées et si aucun dommage n'était visible, le train pouvait repartir », dit l'homme de 42 ans.

Selon un autre ex-employé du CN, Toby Lehman, la moitié des déraillements mineurs à la gare de triage n'étaient pas répertoriés.

Tim Wallender affirme également que ses patrons lui demandaient d'indiquer que des trains de marchandises étaient partis à l'heure, alors qu'ils n'avaient pas encore quitté la gare. « Plus les trains sont à l'heure, plus la compagnie fait de l'argent », dit-il. Selon lui, les hauts dirigeants sont récompensés par des primes à la performance.

L'ex-employé poursuit la compagnie pour renvoi injustifié. Il allègue qu'il n'a fait qu'obéir aux ordres de ses supérieurs parce qu'il avait peur de perdre son emploi.

Dans un courriel à la CBC, le CN soutient que la mise à pied pour mauvaise conduite était justifiée. La compagnie nie avoir tenté de tromper ses actionnaires et ses clients.

Le reportage de Christian Noël

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