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Réchauffement climatique: la leader de l'opposition refuse de donner son opinion

24/10/2013 04:31 EDT | Actualisé 24/12/2013 05:12 EST

EDMONTON - La leader de l'opposition officielle de l'Alberta et chef du Parti Wildrose, Danielle Smith, se retrouve au coeur d'une controverse pour avoir refusé de préciser si elle croyait ou non à l'existence du phénomène des changements climatiques.

Le chef du Nouveau Parti démocratique de l'Alberta, Brian Mason, a indiqué jeudi que Mme Smith avait eu des propos «ambigus» en refusant, d'une part, de dire si elle croyait ou non les scientifiques en matière d'émissions de gaz à effet de serre, tout en promettant, d'autre part, de prendre des mesures pour les réduire.

Plus tôt cette semaine, Mme Smith a déclaré à des journalistes que son parti examinerait, lors du congrès du Parti Wildrose ce week-end, des résolutions pour lutter contre les changements climatiques. Elle a toutefois refusé de donner son opinion personnelle dans ce dossier.

Mme Smith a soutenu ne pas être elle-même «une scientifique», ajoutant qu'il était évident que la communauté internationale s'attendait à ce que la province adopte des mesures pour freiner le réchauffement de la planète.

Plusieurs considèrent que le délicat dossier des changements climatiques est l'une des principales causes expliquant l'échec du Parti Wildrose à former le gouvernement lors des élections provinciales de 2012.

Mme Smith avait, en fin de campagne électorale, déclaré que les scientifiques n'avaient pas d'opinion arrêtée sur les changements climatiques. La première ministre albertaine, Alison Redford, avait alors prévenu les électeurs qu'un leader ne reconnaissant pas le phénomène des changements climatiques serait la risée du monde entier.

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