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Le bénéfice ajusté de Rogers progresse modestement au troisième trimestre

24/10/2013 08:32 EDT | Actualisé 24/12/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - Les tarifs moindres du service d’itinérance aux États-Unis et le passage aux contrats de deux ans pour les forfaits cellulaires ont plombé la division sans fil de Rogers Communications (TSX:RCI.A) et fait reculer ses revenus du troisième trimestre de deux pour cent, à 1,85 milliard $.

Malgré tout, le géant des télécommunications établi à Toronto a affiché jeudi un profit en légère hausse. Son bénéfice net ajusté pour le trimestre a grimpé d'un pour cent par rapport à la période correspondante de l'année précédente, à 501 millions $, un résultat tout juste supérieur aux attentes des analystes.

Dans sa division sans fil, Rogers a fait état de 64 000 nouveaux clients pour des contrats sur plusieurs années, un résultat net en recul par rapport à 76 000 au troisième trimestre de l'exercice précédent. Ces clients, généralement des usagers de téléphones intelligents Apple, Android ou BlackBerry, représentent la valeur la plus suivie étant donné les sommes qu'ils dépensent chaque mois.

Lors de sa dernière conférence téléphonique avec les analystes financiers avant sa retraite en décembre, le chef de la direction, Nadir Mohamed, a dit constater l'impact des changements dans le secteur sans fil apportés par le gouvernement fédéral, notamment avec la transition de contrats de trois ans à deux ans. Il a aussi évoqué le lancement de divers appareils durant le trimestre et une croissance «modérée» du marché.

M. Mohamed a mentionné que les tarifs moindres du service d’itinérance avaient réduit les revenus mensuels moyens provenant des usagers de téléphones mobiles à 60,81 $, en recul de 1,8 pour cent d'une année à l'autre.

L'analyste Dvai Ghose, de Canaccord Genuity, s'attendait à ce que Rogers fasse état d'un ajout net de 90 000 nouveaux clients et il a qualifié de décevants les résultats globaux de l'entreprise dans la division sans fil. Mais il anticipe un meilleur portrait pour Bell et Telus, qui dévoileront leurs résultats financiers au début novembre.

«Nous nous attendons à des ajouts nets d'abonnés aux services postpayés de 100 000 ou plus pour Bell et Telus, reflétant des problèmes persistants de parts de marché pour Rogers», a écrit M. Ghose dans une note d'analyse.

Les revenus générés par la câblodistribution, incluant les services de télévision et d'Internet, ont avancé de quatre pour cent à 873 millions $. Rogers a indiqué que son service d'Internet représentait plus du tiers des revenus de la division.

Mais Rogers a perdu 39 000 abonnés nets pour son service de câble de base, en baisse de 5,5 pour cent d'une année à l'autre.

Le secteur du sans-fil a connu un déclin de deux pour cent par rapport à l'année précédente, passant de 1,89 milliard $ à 1,85 milliard $.

Le bénéfice ajusté correspond à 97 cents par action, contre 96 cents par action il y a un an. Les analystes consultés par Thomson Reuters attendaient un bénéfice ajusté de 96 cents par action.

Le bénéfice net s'est établi à 464 millions $, ou 90 cents par action, pratiquement inchangé par rapport au trimestre correspondant de 2012, alors qu'il avait été de 466 millions $, ou 90 cents par action.

À la Bourse de Toronto, l'action de Rogers a reculé jeudi de 1,35 $, ou près de trois pour cent, pour clôturer à 47,19 $.

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