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L'avenir du Grand Prix d'Inde est incertain au-delà de la pause en 2014

24/10/2013 03:41 EDT | Actualisé 24/12/2013 05:12 EST

GREATER NOIDA, Inde - Situé au milieu de champs et de nouveaux complexes immobiliers aux abords de la métropole de New Delhi, les infrastructures du circuit international Buddh sont imposantes.

Depuis 2011, la piste de Formule 1 bâtie au coût de 400 millions $ est le symbole de l'émergence de l'Inde au sein de l'économie mondiale et de la communauté internationale du sport.

Après que des contraintes au chapitre du calendrier eurent forcé les organisateurs et la F1 à annuler la course prévue en 2014, plusieurs s'inquiètent que le Grand Prix d'Inde de dimanche puisse être le dernier.

Vicky Chandhok, le président des Clubs de sport automobile d'Inde, a déclaré que la course devra revenir à l'horaire dès 2015 pour que son avenir soit assuré.

«Ce pourrait être difficile de ramener la course en Inde si la course est absente du calendrier en 2015, a déclaré Chandhok à l'Associated Press, jeudi. Mais nous espérons éviter cela.»

Plusieurs estiment que le Grand Prix d'Inde suscite moins d'intérêt depuis qu'on y a disputé une première course en 2011 et se demandent s'il sera possible d'attiser cet intérêt de nouveau après une pause d'un an.

Le retour éventuel de la course est compliqué par le fait que l'épreuve ne reçoit pas un soutien financier de la part du gouvernement et d'entreprises indiennes qui permettrait d'assurer sa viabilité à long terme.

«Aujourd'hui, nous avons une entreprise privée qui soutient l'événement mais le gouvernement, qui a financé différentes infrastructures pour le sport, n'a rien fait pour la F1, a déploré Chandhok. La réalité, c'est que 17 des 19 événements de F1 sont financés par les gouvernements parce qu'ils considèrent qu'il vaut la peine d'investir dans les efforts de promoteurs locaux.»

Un taux de taxation élevé est imposé à la F1 en Inde. Les coûts plus importants reliés à la tenue de la course dans ce pays rendent d'ailleurs Bernie Ecclestone et les propriétaires d'écuries mal à l'aise.

«À long terme, l'entreprise privée et le gouvernement doivent investir et accorder des allègements fiscaux, a affirmé Chandhok. Il y a des retombées à court terme et à long terme dans les secteurs du tourisme et de la spéculation immobilière.»

Sameer Gaur, l'administrateur délégué du promoteur de la course, Jaypee Sports Group, est convaincu que la F1 sera de retour en Inde en 2015.

«Le Grand Prix d'Inde sera de retour en 2015, a affirmé Gaur la semaine dernière. Il devrait n'y avoir aucune crainte et personne ne devrait penser que le Grand Prix ne reviendra pas.»

La grande patronne de l'écurie Sauber, Monisha Kaltenborn, n'en est pas aussi certaine.

«Je crois que c'est très difficile, une fois que vous quittez un pays, d'y revenir — surtout si vous n'avez pas vraiment réussi à y implanter la course automobile, a déclaré la femme d'origine indienne au site Internet autosport.com. Nous n'avons pas été capables de convaincre tant de compagnies indiennes que ça (à s'associer à la F1).»

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