BIEN-ÊTRE

Guérir du virus du sida? C'est peut-être arrivé à ce bébé

24/10/2013 02:52 EDT | Actualisé 24/12/2013 05:12 EST
Getty

Il y a quelques mois, nous vous faisions part de cette information. Une petite fille de 3 ans née aux Etats-Unis avec le virus du sida (VIH) est aujourd'hui en rémission. Une première, publiée par le New England Journal of Medicine, qui entretient les espoirs de vaincre cette maladie.Infectée par le virus du sida dans l'utérus de sa mère séropositive non traitée, elle a reçu rapidement un traitement très agressif.

Aujourd'hui, un an et demi après l'arrêt du traitement, aucun signe d'infection active n'a été constaté. Un cas de guérison? Les médecins entendent rester prudents et préfèrent parler de rémission, car on ne sait pas encore à partir de combien de temps une personne peut être déclarée guérie en ce qui concerne le sida.

"Nous parlons de rémission car nous voudrions observer l'enfant pendant plus longtemps afin d'être absolument sûrs qu'il n'y ait pas de rechute", indique Katherine Luzuriaga, une experte de l'université du Massachusetts impliquée dans le soin du bébé.

Normalement, les femmes infectées par le VIH sont traitées pendant leur grossesse. Dans le cas de ce bébé, l'infection a été constatée trop tard (au moment de l'accouchement). C'est pourquoi les médecins ont estimé nécessaire de donner des médicaments antirétroviraux (trithérapie) à l'enfant dès sa naissance plutôt que d'attendre la confirmation de l'infection.

En un mois, le virus était déjà quasiment indétectable. En mars dernier, la présence du virus était déjà extrêmement faible, et l'organisme de l'enfant n'avait plus besoin de traitement antirétroviral.

Seule une guérison à ce jour

A ce jour, une seule guérison complète est officiellement reconnue. C'est celle de l'Américain Timothy Brown, guéri après greffe de moelle osseuse (pour traiter une leucémie) d'un donneur un peu particulier: une mutation génétique rare empêche le virus du sida de pénétrer dans ses cellules.

Dans le cas du bébé miraculé, c'est probablement la précocité et l'agressivité du traitement qui expliquent la récession. On pourrait donc imaginer une généralisation des thérapies antirétrovirales chez les nouveaux-nés.

Certains émettent néanmoins quelques réticences: "je ne suis pas convaincu que sa réponse spectaculaire [au bébé] soit reproductible par une large partie de la population", explique le docteur Peter Havens, chef d'unité à l'hôpital du Wisconsin (Etats-Unis). Il est peut-être trop prématuré, donc, de recommander ce genre de traitements, même si dans ce cas, ce fut probant.

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