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Espionnage: Merkel s'indigne et d'autres allégations écorchent les États-Unis

24/10/2013 05:49 EDT | Actualisé 24/12/2013 05:12 EST

BERLIN - La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré jeudi que la confiance entre les États-Unis et ses partenaires devra être réparée à la suite d'allégations de mises sur écoute de son téléphone portable par les services de renseignement américains (NSA).

Ajoutant à la controverse, le journal britannique The Guardian a indiqué jeudi avoir obtenu un mémo confidentiel laissant croire que la NSA avait été en mesure de surveiller les communications de 35 dirigeants mondiaux en 2006.

Le mémo indique que la NSA a incité des hauts responsables à la Maison-Blanche, au Pentagone et dans d'autres agences à partager leurs contacts, afin que les services de renseignement puissent ajouter les numéros de téléphone de dirigeants étrangers à ses systèmes de surveillance, ajoute The Guardian.

Mme Merkel, en déplacement pour un sommet de l'Union européenne, a déclaré qu'il ne devait pas y avoir d'«espionnage entre amis».

La chancelière allemande s'était plainte au président américain Barack Obama par téléphone, mercredi, après avoir reçu des informations sur la possible mise sous écoute de son téléphone portable. Ses propos durs tenus jeudi laissent croire que l'échange n'a pas rassuré Mme Merkel.

La Maison-Blanche a affirmé que les États-Unis ne surveillaient pas et ne surveilleraient pas les communications de Mme Merkel — mais n'a pas évoqué ce qui aurait pu avoir cours par le passé.

À Berlin, le ministère allemand des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur américain, et le ministère allemand de la Défense a affirmé que l'Europe ne pouvait pas simplement reprendre les activités de ses relations transatlantiques comme si de rien n'était.

«Nous avons besoin de confiance entre alliés et partenaires, a exprimé Mme Merkel aux médias à Bruxelles. Une telle confiance doit désormais être reconstruite. C'est ce à quoi nous devons réfléchir.»

«Les États-Unis et l'Europe font face à des défis communs. Nous sommes des alliés, a poursuivi la chancelière. Mais une telle alliance ne peut être basée que sur la confiance. C'est pourquoi je répète encore: 'L'espionnage entre amis ne peut exister'.»

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