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Études en français : nouveaux programmes annoncés aujourd'hui à Toronto

23/10/2013 02:51 EDT | Actualisé 22/12/2013 05:12 EST

Les francophones et les francophiles du sud de l'Ontario auront bientôt un peu plus de choix afin de poursuivre leurs études postsecondaires en français dans leur région. 

La province dévoilera finalement au Collège universitaire Glendon de Toronto, jeudi, sa stratégie tant attendue, après avoir essuyé notamment les critiques du commissaire provincial aux services en français. François Boileau avait déploré dans un rapport l'an dernier la pénurie de programmes collégiaux et universitaires pour les francophones du centre-sud-ouest de l'Ontario, affirmant même que l'avenir des Franco-Ontariens était en jeu.

Le ministre de la Formation et des Collèges et Universités, Brad Duguid, et la ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, annonceront, jeudi après-midi, l'investissement d'une somme non dévoilée pour de nouveaux programmes au Collège universitaire Glendon de Toronto.

L'éventail des matières enseignées n'a pas été déterminé, mais, mercredi, la ministre Meilleur a affirmé que les changements seront implantés à temps pour la rentrée 2014. « Plus de programmes et plus de choix, en partenariat avec les autres collèges, comme la Cité collégiale et le Collège Boréal », dit-elle, ajoutant qu'elle « espère qu''un jour [son] rêve va se réaliser, d'avoir un collège universitaire communautaire [francophone] à Toronto ».

Le Collège universitaire Glendon, un établissement bilingue affilié à l'Université York, servira de point d'ancrage de la nouvelle stratégie provinciale. D'autres programmes s'ajouteraient au fil des années. Il pourrait aussi y avoir des cours à distance.

Pas une université

La province, toutefois, n'annoncera pas, jeudi, l'ouverture d'une université française ou bilingue dans le sud de la province, comme l'Université d'Ottawa ou l'Université Laurentienne à Sudbury.

C'est pourtant ce que réclament depuis plusieurs années nombre de chefs de fil de la communauté franco-ontarienne.

Ces derniers font valoir que les immigrants francophones qui s'installent dans le sud de la province se tournent souvent vers des universités anglophones, faute de programmes en français.

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