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Soirée de débat en anglais pour les candidats à la mairie de Montréal

23/10/2013 09:37 EDT | Actualisé 23/12/2013 05:12 EST

Les quatre principaux candidats à la mairie de Montréal ont de nouveau croisé le fer mardi lors d'un débat télévisé en anglais où ils ont courtisé la communauté anglophone de Montréal.

L'événement, organisé par CBC et l'Université McGill, réunissait les candidats Denis Coderre, Mélanie Joly, Richard Bergeron et Marcel Côté.

Comme ils l'ont fait lors des débats en français, les candidats ont abordé les grands enjeux municipaux qui sont sensiblement les mêmes pour les Montréalais de langue anglaise que pour leurs voisins francophones.

Il a notamment été question de lutte contre la corruption, de la relance économique de Montréal et également de transport en commun. La question des relations interculturelles, notamment la charte de la laïcité, a aussi été abordée.

Mélanie Joly s'est positionnée une fois de plus contre le projet de charte des valeurs du gouvernement Marois, en ne s'engageant pas cette fois à saisir les tribunaux pour la contester s'il elle était adoptée par Québec. Elle attendrait d'avoir l'aval du conseil municipal pour le faire.

Quant à Denis Coderre, il a dû nuancer des propos qu'il a tenus pendant le débat laissant entendre que le problème de corruption à Montréal n'était pas si profond.

En point de presse, M. Coderre a expliqué que des mécanismes avaient quand même été mis en place pour lutter contre la corruption au sein de l'appareil municipal. Selon lui, les Montréalais sont prêts à tourner la page.

Richard Bergeron, pour sa part, s'est fait un plaisir de rappeler aux téléspectateurs anglophones de CBC que son adversaire Marcel Côté s'était allié avec Louise Harel, qui n'est pas très populaire dans l'ouest de Montréal à la suite de l'épisode des fusions municipales forcées de 2002.

Richard Bergeron a également critiqué le jugement de l'autre codirecteur du parti de Marcel Côté, Marvin Rotrand, un ancien d'Union Montréal, le parti de Gérald Tremblay.

Marcel Côté a quant à lui rappelé lors de ce débat qu'il était un ardent défenseur du camp du NON aux référendums de 1980 et de 1995. Une déclaration qu'on entend très peu dans ses discours en français. Ce que Marcel Côté nie. Il affirme qu'il le dit souvent et qu'il n'en est pas du tout gêné.

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