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Le Koweït au lieu de l'Arabie saoudite au Conseil de sécurité?

23/10/2013 04:33 EDT | Actualisé 22/12/2013 05:12 EST

Après le refus de l'Arabie saoudite de siéger au Conseil de sécurité de l'ONU, un autre État arabe du golfe Persique, le Koweït, semble bien placé pour occuper le siège destiné au royaume wahhabite, apprend-on auprès de diplomates.

Toutefois, les diplomates ne semblaient pas pressés, mardi aux Nations unies, de prendre une décision alors qu'il reste 10 semaines avant le début qui était prévu pour l'entrée en fonction de l'Arabie saoudite, le 1er janvier. Certains espèrent même que Riyad changera d'avis.

Samedi, le groupe des pays arabes aux Nations unies a d'ailleurs demandé à l'Arabie saoudite de reconsidérer sa décision, officialisée la veille pour montrer le mécontentement de Riyad à propos de la gestion par la communauté internationale de la crise en Syrie et des autres foyers de tension au Proche-Orient.

L'ambassadeur de France auprès des Nations unies, Gérard Araud, a expliqué qu'il n'y avait pas de procédure établie pour enclencher le remplacement de l'Arabie saoudite « parce que c'est la première fois que ça arrive ».

« Cela sera fait dans quelques semaines, je pense. Cela prendra du temps », a-t-il dit

Un représentant arabe

Pour assurer la diversité du Conseil de sécurité, ses 10 membres non permanents sont constitués de trois représentants de l'Afrique, deux de l'Asie et de l'Océanie, un d'Europe de l'Est, deux d'Amérique latine et deux d'Europe de l'Ouest. Ils sont renouvelés par moitié chaque année pour un mandat de deux ans.

Sans que ce soit officiel, il est fait en sorte que les pays arabes, qui sont répartis entre les groupes Asie et Afrique, aient toujours au moins un siège au Conseil de sécurité.

L'Arabie saoudite, avant son refus, était le candidat arabe du bloc Asie-Océanie. Comme le Koweït s'était proposé pour être le candidat arabe suivant, certains diplomates estiment que l'émirat pourrait être une solution de remplacement possible.

« Il ferait un bon candidat, mais c'est à lui de décider », a déclaré l'ambassadeur de Russie, Vitali Tchourkine.

Un autre diplomate, du groupe Asie-Océanie, décrit l'ambassadeur du Koweït, Mansour Al-Otaibi, comme « très enthousiaste » à l'idée. Celui-ci n'a pu être joint dans l'immédiat.

L'ambassadeur d'Arabie saoudite, Abdallah Al-Mouallimi, n'a pas voulu faire d'autres commentaires, mardi, sur la décision de son pays, mais a dit au Conseil de sécurité lors d'un débat sur le Proche-Orient qu'il était en échec sur la Syrie.

Il a déclaré que l'action a minima du Conseil avait permis au président syrien Bachar Al-Assad « d'aller calmement de l'avant, conscient que votre auguste Conseil ne sera pas à même de le contrer et de protéger ses citoyens ».

Reuters

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