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Gaz de schiste : Fredericton reste sur sa position

23/10/2013 05:56 EDT | Actualisé 23/12/2013 05:12 EST

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick continue de rejeter l'idée d'imposer un moratoire sur le gaz de schiste, malgré l'opposition exprimée dernièrement contre cette source d'énergie.

Le premier ministre David Alward, cité dans un article du Globe and Mail, a notamment affirmé que sa province ne pouvait simplement pas passer à côté de l'occasion que représente le gaz de schiste.

Le vice-premier ministre de la province, Paul Robichaud, estime pour sa part qu'en imposant un moratoire, la province ne serait pas en mesure de connaître la composition du sous-sol.

« Ce qui se passe présentement, c'est uniquement des tests sismiques. C'est tout simplement de prendre des radiographies, des photos, du sous-sol néo-brunswickois dans des territoires qui sont autorisés autant par le gouvernement que par le secteur privé propriétaire des terrains. Si nous avons une ressource disponible et qu'on regarde si nous pouvons le faire de façon responsable tout en s'assurant de protéger l'environnement, l'eau potable et la santé des gens du Nouveau-Brunswick », explique Paul Robichaud.

Par ailleurs, le gouvernement se défend d'avoir insuffisamment consulté la population sur le gaz de schiste. Des dirigeants autochtones et des opposants au gaz de schiste ont avancé que le manque de consultation a peut-être contribué à l'éclatement de la violence la semaine dernière à Rexton.

Le ministre de l'Énergie, Craig Leonard, estime que le gouvernement n'a pas ménagé ses efforts pour informer la population du cadre proposé pour les activités de l'industrie dans la province.

D'après le ministre Leonard, le gouvernement a organisé plus d'une douzaine de sessions et de réunions sur le gaz de schiste entre juin 2012 et le mois dernier avec les communautés autochtones, la population et l'entreprise gazière SWN Resources.

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