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Espionnage: les États-Unis démentent, Le Monde maintient ses informations

23/10/2013 06:42 EDT | Actualisé 23/12/2013 05:12 EST
Getty

Le quotidien Le Monde, accusé par le chef du renseignement américain James Clapper d'avoir publié des informations "fausses" sur les opérations d'espionnage de la NSA en France, a maintenu mercredi ses informations.

Le directeur du renseignement américain, qui chapeaute 16 agences de renseignement, dont la NSA, avait assuré que les articles publiés par le quotidien contenaient des informations "inexactes et trompeuses sur les activités du renseignement américain".

"L'information selon laquelle l'Agence de sécurité nationale (NSA) a collecté plus de 70 millions d'enregistrements de données téléphoniques de citoyens français est fausse", avait pointé James Clapper, sans dire toutefois en quoi cette assertion est inexacte.

Sur son site internet, Le Monde a publié mercredi en réponse "le document issu de la NSA, remis en cause par M. Clapper", en l'occurence un "graphique qui décrit l'ampleur des surveillances téléphoniques réalisées en France".

"Il indique clairement que les données de 70,3 millions d'appels français ont été enregistrées par l'agence" entre le 10 décembre 2012 et le 8 janvier 2013, insiste Le Monde.

S'appuyant sur des documents de l'ex-consultant de l'agence américaine Edward Snowden, Le Monde avait également publié de nouveaux détails sur les écoutes des ambassades, dont la représentation de la France à l'ONU à New York, et à Washington.

Le président François Hollande avait fait part à son homologue américain, Barack Obama, de sa "profonde réprobation" face aux "pratiques inacceptables" de son allié.

Enquête "exhaustive" du Mexique

De son côté, le ministre mexicain de l'Intérieur Osorio Chong a annoncé mardi soir que Mexico allait mener une enquête "exhaustive" sur les activités d'espionnage prêtées aux Etats-Unis.

"Le président a ordonné de mener une enquête qui devra déterminer s'il existe des preuves" de l'espionnage américain et si des citoyens ou des fonctionnaires mexicains y ont participé, a-t-il déclaré.

Le gouvernemnet a, selon lui, "examiné et renforcé les mécanismes de sécurité des communications vocales et de données, ainsi que les réseaux, logiciels, systèmes d'encodage et de cryptage utilisés par le président et de tous les services de sécurité du gouvernement", depuis l'arrivée d'Enrique Peña Nieto à la présidence en décembre 2012.

Le chef de la diplomatie mexicaine, Jose Antonio Meade, de passage à Genève, avait annoncé peu auparavant la convocation prochaine de l'ambassadeur des Etats-Unis sur les révélations d'une surveillance par la NSA des courriels de l'ex-président Felipe Calderon.

Le 5 septembre, le président Pena Nieto avait assuré que Barack Obama lui avait promis une enquête sur les accusations d'espionnage lors de sa campagne présidentielle de 2012.

Et dimanche dernier, l'hebdomadaire allemand Der Spiegel révélait que la NSA avait espionné les courriels de l'ex-président mexicain Calderon à partir de mai 2010 et "systématiquement et pendant des années le gouvernement mexicain".

"Face à ces nouveaux éléments et face à une réponse (américaine) insuffisante, et donc inadmissible, le gouvernement du Mexique tient à souligner très fermement la nécessité d'ouvrir (...) l'enquête promise par le président Obama et de l'élargir pour y inclure les dernières informations", a indiqué mardi M. Meade à Genève.

Il a demandé que cette enquête soit achevée dans un "bref délai" pour déterminer les éventuels responsables de ces activités d'espionnage.

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