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Des centaines de syndiqués manifestent leur appui au cols bleus de Québec

23/10/2013 01:11 EDT | Actualisé 22/12/2013 05:12 EST

Plusieurs centaines de membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) manifestent devant l'Assemblée nationale en guise de solidarité à l'endroit des cols bleus de la Ville de Québec engagés dans un bras de fer avec le maire sortant Régis Labeaume.

Les syndiqués ont profité du congrès national du SCFP à Québec pour organiser ce mouvement d'appui.

Ils déplorent les façons de faire de Régis Labeaume, qui fait campagne, selon eux, sur le dos des syndiqués. « On a ici à Québec un maire qui veut défoncer des barrières, briser des portes, qui ne veut pas respecter le droit à la libre négociation. Si on ne résiste à ça, il y en a d'autres qui vont peut-être être tenté de l'imiter, puis de faire de la démagogie comme il fait. On n'avance dans ce temps-là », a affirmé le secrétaire général du SCFP-Québec, Denis Bolduc.

Des retraités de la Ville de Québec sont aussi venus appuyer leurs anciens collègues. « Antérieurement, on a toujours négocié à la table de négociation. Il y aura peut-être des concessions à faire, mais si on veut en faire, on s'assoit à la table de négociation et c'est là que ça devrait se régler », a souligné un ex-camionneur de la Ville, Réjean Bussière.

Les cols bleus de Québec ont déposé lundi une plainte devant la Commission des relations du travail contre Régis Labeaume et la Ville pour ingérence dans les affaires syndicales et négociation de mauvaise foi en vertu du Code du travail du Québec.

Régis Labeaume multiplie les déclarations à l'endroit des conditions de travail des employés municipaux depuis le début de la campagne électorale. Il veut notamment couper de 6 % leur salaire et les faire travailler environ 6 % plus longtemps. Il souhaite aussi que les syndiqués contribuent davantage au déficit des caisses de retraite.

Régis Labeaume a rappelé encore mercredi matin qu'il n'a pas l'intention de modifier son discours. Il invite les élus à ne pas se laisser intimider par les syndiqués.

« Je voudrais rappeler ceci aux parlementaires : ceux qui vont manifester défendent des intérêts privés. Ils ne défendent pas le bien commun. Je dirais à tous les élus de l'Assemblée nationale qu'en aucun temps ils ne doivent se laisser intimider. Je leur dirais de se tenir debout », a commenté Régis Labeaume.

Vote de grève des cols blancs

Les cols blancs de la ville de Québec contestent aussi vigoureusement les propos du maire sortant. Lors d'une assemblée générale, les fonctionnaires municipaux tiendront un vote de grève mercredi soir.

Il s'agirait d'un premier mandat de grève pour les cols blancs de Québec.

Les cols blancs et les cols bleus de Québec sont sans contrat de travail depuis décembre 2010.

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