Le seul débat traditionnel mettant aux prises les chefs de partis de Laval s'est tenu au Château Royal, tout près de l'hôtel de ville, devant quelques centaines de personnes.

Se sont affrontés Robert Bordeleau, du Parti au service du citoyen, Marc Demers, du Mouvement lavallois, Claire Le Bel, d'Option Laval, Guy Landry du Nouveau Parti des Lavallois et Jean-Claude Gobé d'Action Laval.

Marc Demers a lancé les hostilités en se présentant comme le candidat de l'intégrité. « Quand la maison brûle, on appelle les pompiers et quand les bandits ont pris le contrôle, on appelle la police. C'est ce que les Lavallois vont faire 3 novembre, mettre fin au désordre ».

Il s'en est également pris à ses adversaires en faisant référence aux dettes de certains d'entre-eux, notamment Guy Landry à qui l'aide sociale réclame 40 000 $ etRobert Bordeleau de qui le fisc réclame 120 000 $ à son entreprise d'import-export. Il a aussi parlé de politiciens de la vieille école, en faisant allusion à Jean-Claude Gobé.

La réplique de ses adversaires, notamment MM. Bordeleau et Gobé, est venue rapidement. Ils ont questionné la légitimité de sa candidature à cette élection, soulevant le fait qu'il n'a pas résidé assez longtemps à Laval pour pouvoir se porter légalement candidat.

« Si la loi est au dessus de tout et il dit qu'il l'a toujours appliquée, il devrait commencer par appliquer la loi électorale qui le met inéligible et aussi ne pas avoir voulu faire changer la loi à Québec pour l'adapter à sa situation personnelle », a déclaré M. Gobé.

Guy Landry, dont le parti a éclaté au cours des dernières semaines, a tenté de faire la promotion de ses idées et faire connaître sa plateforme électorale.

Claire Le Bel, de son côté, a évité les affrontements directs avec les autres candidats. Devant l'important nombre d'indécis, elle a invité, à la fin du débat, les Lavallois à se rendre aux urnes : « l'idée là dedans, c'est que Laval doit, pour balayer tout ce qui était avant, passer à un autre mode et aller voter pour que la démocratie s'exerce pour vrai », a-t-elle dit.

Devant un salle comble, les cinq chefs auront également débattu d'économie, de l'avenir de la ville, d'environnement et d'intégrité.

La ville de Laval, la troisième en importance au Québec, est sous tutelle et l'ex-maire Gilles Vaillancourt fait face à des accusations de ganstérisme et de fraudes.

Le dernier sondage Léger démontre qu'à deux semaines des élections, le nombre d'indécis demeure élevé à Laval.

D'après les informations de Francis Labbé

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  • Arrestation de Me Jean Bertrand, avocat-conseil chez Dunton Rainville, lors d'une perquisition de L'UPAC à Laval, le jeudi 9 mai 2013.

  • Arrestation d'Anthony Mergl, de Nepcon et construction Mergad.

  • Deux membres de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) sont débarqués vers 6 h le 9 mai 2013 à la résidence du président de Poly-Excavation, Marc Lefrançois à Blainville.

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  • Pierre Lambert, avocat chez Dunton Rainville, est appréhendé par la police à son domicile, à Laval, le jeudi 9 mai 2013.

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  • L'immeuble à condos où habite le maire Gilles Vaillancourt, arrêté le jeudi 9 mai 2013.