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États-Unis : le taux de chômage à un creux en près de cinq ans

22/10/2013 08:41 EDT | Actualisé 22/12/2013 05:12 EST
AP
This Oct. 15, 2013, photo, shows a view of the U.S. Capitol building at dusk in Washington. Even if Congress reaches a last-minute or deadline-busting deal to avert a federal default and fully reopen the government, elected officials are likely to return to their grinding brand of brinkmanship, perhaps repeatedly. House-Senate talks are barely touching the underlying causes of debt-and-spending stalemates that pushed the country close to economic crises in 2011, last December and again this month. (AP Photo/ Evan Vucci)

Le taux de chômage a reculé le mois dernier aux États-Unis, mais la création d'emploi a été inférieure aux prévisions, reculant fortement par rapport au mois précédent, d'après les données du département du Travail.

Le taux de chômage s'est contracté de 0,1 point de pourcentage pour atteindre 7,2 %, soit son niveau de décembre 2008, tandis que 148 000 emplois ont été créés. C'est 23,3 % de moins qu'en août, selon les chiffres dont la publication a été retardée par la paralysie budgétaire aux États-Unis, du 1er au 16 octobre. Les embauches le mois dernier ont été concentrées dans le secteur des services alors que le secteur de l'automobile affichait de légères pertes d'emplois.

Les économistes interrogés par l'agence Reuters tablaient en moyenne sur une stabilisation du taux de chômage et l'ajout de 180 000 emplois en septembre.

Par ailleurs, le chiffre de création d'emplois pour août a été revu à la hausse, à 193 000 contre 169 000, mais celui de juillet a été révisé à la baisse à 89 000 par rapport à 104 000 nouveaux postes.

Ces chiffres sur l'emploi et le chômage sont des indicateurs-clés qui sont pris en compte par la Réseve fédérale américaine (Fed) qui se réunit la semaine prochaine pour décider si elle commencera bientôt à réduire son programme de soutien massif à l'économie des États-Unis. En juin, la banque centrale indiquait sa volonté d'abaisser graduellement ses injections de liquidités dans l'économie dès cette année.

En raison de la timidité de la reprise économique, la Fed n'a pas encore détaillé un calendrier de réduction de ses rachats d'obligations.

« La mauvaise statistique de l'emploi publiée aujourd'hui justifie pleinement la décision prudente de la Fed en septembre », selon le stratège Joseph Trevisani, stratège de WorldWide Markets à Woodcliff Lake dans le New Jersey. « L'assouplissement quantitatif va probablement continuer à plein régime jusqu'au premier trimestre et il suffira d'un autre mauvais chiffre de l'emploi pour relancer les spéculations sur une augmentation des rachats d'actifs. Ce n'est pas bon pour le dollar, mais cela va revigorer les marchés d'actions. » 

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