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NSA: le Mexique exige une enquête sur l'espionnage des courriels présidentiels

22/10/2013 05:59 EDT | Actualisé 22/12/2013 05:12 EST

MEXICO - Un haut responsable du gouvernement mexicain a déclaré mardi que le président des États-Unis, Barack Obama, avait promis une enquête sur l'espionnage auquel le gouvernement américain se serait livré dans le système de messagerie électronique de la présidence mexicaine.

Le secrétaire mexicain des Affaires étrangères, José Antonio Meade, a indiqué que M. Obama avait fait cette promesse lors de récentes conversations téléphoniques et des rencontres en personne avec le président Enrique Peña Nieto.

«Le Mexique n'a pas demandé d'explications. Le Mexique a demandé une enquête», a déclaré M. Meade lorsque des journalistes lui ont demandé si le gouvernement américain s'était excusé ou avait offert des explications sur l'espionnage allégué de la National Security Agency (NSA), l'agence américaine de sécurité nationale.

«Il a dit, et il a promis, qu'il y aurait une enquête sur cette affaire», a déclaré M. Meade au sujet de Barack Obama. «Il a affirmé qu'il n'avait pas autorisé d'actes d'espionnage contre le Mexique.»

Les allégations d'espionnage de la NSA dans plusieurs pays a soulevé un tollé dans le monde. La présidente brésilienne a annulé une visite officielle à Washington, le gouvernement allemand a annulé un accord de surveillance datant de la guerre froide et le gouvernement français a convoqué l'ambassadeur américain pour obtenir des réponses.

Un reportage du magazine allemand «Der Spiegel» publié dimanche affirme que des documents fournis par Edward Snowden, l'ex-analyste de la NSA à l'origine de nombreuses révélations sur les pratiques de surveillance du gouvernement américain, montrent que la NSA a eu accès aux courriels de l'ancien président mexicain Felipe Calderon quand il était en poste. Un autre document daté de juin 2012 indique que la NSA a espionné les courriels de l'actuel président Enrique Peña Nieto avant son élection.

M. Meade a qualifié cet espionnage allégué d'«abus de confiance».

Questionné sur la possibilité que le Mexique suspende sa coopération avec les États-Unis dans le domaine de la lutte contre le terrorisme ou le trafic de drogue à cause de ces révélations, le ministre a répondu: «Nous attendons une réponse (des États-Unis) avant de décider si d'autres mesures sont requises».

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