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L'ex-Sénateur Daniel Alfredsson s'ajuste à son nouveau rôle chez les Red Wings

22/10/2013 04:46 EDT | Actualisé 22/12/2013 05:12 EST

DÉTROIT - Daniel Alfredsson a été l'image des Sénateurs d'Ottawa. Maintenant, son visage n'orne même pas l'une des cinq affiches souhaitant la bienvenue aux partisans au Joe Louis Arena.

Il n'y a plus de lettre sur son chandail et ne doit plus s'acquitter des responsabilités qui y étaient liées. Il n'est qu'un des joueurs des Red Wings de Detroit et il admet qu'il a dû prendre le temps de s'y faire.

«J'ai des émotions partagées, a déclaré Alfredsson mardi, 24 heures avant d'affronter son ancienne équipe depuis qu'il a signé un contrat à titre de joueur autonome avec les Red Wings en juillet. Beaucoup d'aspects d'Ottawa me manquent, c'est certain, comme d'être la personne ressource. Mais d'un autre côté, j'apprécie aussi ne plus être celui vers qui tout le monde se tourne et pouvoir me préoccuper un peu plus de mes trucs.»

Il a rarement eu la chance de le faire à ses 17 saisons chez les Sénateurs, dont 14 comme capitaine. Au cours de ces années, il était l'ailier droit du premier trio et il détient les marques d'équipes pour les matchs joués, les buts, les aides, les points et bien d'autres.

Les Red Wings comptent sur quelques futurs membres du Temple de la renommée du hockey, dont leur capitaine, Henrik Zetterberg, et son adjoint Pavel Datsyuk. Quand ils se sont inclinés en tirs de barrage contre les Sharks de San Jose, lundi, il n'a pas eu à expliquer la défaite aux médias dans le vestiaire comme il aurait eu à le faire avec les Sénateurs.

«De faire affaire avec les médias ne me dérange pas du tout, mais c'est aussi bien de se préparer seul à tous les jours, que ça aille bien ou que ça aille mal. Je ne pense pas que j'aurais joué aussi longtemps si ça avait été un fardeau pour moi. Mais je ne dis pas non plus que ça ne l'a jamais été.»

Un vétéran de près de 1200 rencontres dans la Ligue nationale, Alfredsson a immédiatement gagné le respect de ses nouveaux coéquipiers. Le patineur de 40 ans s'est parfaitement inséré à la structure de leadership en place.

«Ce n'est pas comme s'il marchait sur les pieds de qui que ce soit, a indiqué le gardien Jonas Gustavsson. Il sait quand prendre la parole et quand laisser le soin à d'autres de le faire.»

Alfredsson a aussi un rôle bien différent chez les Wings. L'entraîneur-chef Mike Babcock l'a déplacé sur plusieurs trios au cours des trois premières semaines, lui présentant plusieurs défis différents.

Celui qui a un but et huit aides en 10 rencontres trouve son début de saison plutôt ordinaire. Et bien que l'équipe compte sur son apport offensif, la présence de Zetterberg et Datsyuk fait en sorte qu'on ne s'attend pas à ce qu'il fasse tout.

«Je crois que mon rôle ici est plutôt de faire tout ce que je peux pour que ces gars-là sentent qu'ils n'ont pas à tout porter sur leurs épaules, a noté le Suédois. Si je peux demeurer en santé et jouer comme je peux le faire, je devrais être en mesure d'accomplir cela. Je crois que c'est important. Nous savons à quel point ils sont bons et je crois que ça les rendra meilleurs.»

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