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Le fédéral est en voie d'atteindre l'équilibre budgétaire en 2015, dit Flaherty

22/10/2013 02:42 EDT | Actualisé 22/12/2013 05:12 EST

OTTAWA - Le gouvernement fédéral affirme être en avance de 7 milliards $ dans sa progression vers le déficit zéro, un résultat qui devrait ouvrir la voie aux mesures promises de réductions d'impôt par l'administration Harper en vue des prochaines élections.

Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a déposé des documents financiers, mardi, montrant que le déficit d'Ottawa pour l'exercice annuel 2012-2013 venant d'être complété est de 18,9 milliards $, alors que les prévisions dans le budget de mars dernier étaient de 25,9 milliards $.

«Il sera moindre l'an prochain, a dit M. Flaherty. Nous avons encore 18 mois avant le budget en 2015, mais on peut assurer aux Canadiens que le gouvernement fédéral est sur la bonne voie financièrement et qu'il équilibrera son budget en 2015.»

Le moment est crucial pour les conservateurs, qui ont vu leurs appuis dans les sondages s'éroder au bénéfice du Parti libéral et du Nouveau Parti démocratique.

Lors de la campagne de 2011, la première ayant valu un gouvernement majoritaire à Stephen Harper, les conservateurs avaient non seulement promis d'équilibrer le budget avant un nouvel appel aux urnes, mais aussi de mettre en place un fractionnement partiel du revenu — une réduction significative d'impôt pour les familles — et de doubler la limite des populaires Comptes d'épargnes libres d'impôt.

M. Flaherty s'est félicité d'économies importantes résultant de mesures dynamiques de réductions des coûts mises en place dans le budget 2011, et dans les années précédentes.

«Les dépenses sont sans nul doute sous contrôle, ce qui n'est pas facile à accomplir», a exprimé le ministre.

Le total des dépenses a été supérieur d'un mince 200 millions $, ou 0,1 pour cent, par rapport à l'exercice précédent, en partie grâce à une réduction de 1,9 milliard $ sur le service de la dette.

Les revenus ont crû de 7,5 milliards $, ou trois pour cent, avec des progressions tant du côté des particuliers que des entreprises.

Le déficit a fléchi durant la période 2012-2013 pour s'établir à 18,9 milliards $, comparativement à 26,3 milliards en 2011-2012. Deux ans plus tôt, en 2009-2010, il était de plus du double, à 55,6 milliards $.

Bien que plus important qu'anticipé, plusieurs analystes avaient prédit que le déficit pour 2012-2013 serait moindre que la projection dans le budget, pratiquement inchangée par rapport à l'année précédente.

L'économiste de la Banque Scotia Mary Webb, qui est spécialisée dans l'analyse financière, a dit avoir été toujours sceptique quant à la trajectoire détaillée dans le budget de mars, qui ne montrait aucun progrès entre 2011-2012 et 2012-2014, puis une chute soudaine les deux années suivantes. Les nouvelles données montrant une élimination du déficit plus graduelle sont plus crédibles, a-t-elle soutenu.

«Est-ce que quelque chose pourrait les souffler hors de cette trajectoire? Certainement, a dit l'analyste. Mais dès lors que le gouvernement a réduit le déficit à un pour cent du produit intérieur brut, les conséquences d'être soufflés hors de sa voie deviennent moins dramatiques.»

M. Flaherty a souligné que le ratio de la dette nette au PIB de l'ensemble des administrations publiques du Canada a été de 34,5 pour cent en 2012 — une fois les dettes provinciales et les actifs nets des régimes de pensions pris en compte —, un résultat significativement inférieur aux autres pays du G7.

M. Flaherty estime que l'équilibre budgétaire peut être atteint en 2015 sans augmenter les impôts et sans couper les transferts aux particuliers ou aux autres ordres de gouvernement.

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