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Des discussions sur une solution à la guerre en Syrie se déroulent à Londres

22/10/2013 07:24 EDT | Actualisé 22/12/2013 05:12 EST

LONDRES - Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a rencontré mardi à Londres le chef de la coalition de l'opposition syrienne, Ahmad Jarba.

La réunion privée avait lieu à la résidence de l'ambassadeur des États-Unis à Londres.

M. Kerry a affirmé que les gains récents du président syrien Bachar el-Assad ne garantissaient pas son avenir dans un nouveau gouvernement.

Une réunion de 11 pays occidentaux et du Moyen-Orient qui cherchent une solution négociée à la guerre en Syrie est prévue mardi à Londres. La question de la démission du président syrien sera abordée.

Le secrétaire britannique au Foreign Office, William Hague, a déclaré mardi que les groupes syriens modérés avaient besoin d'être rassurés sur le soutien des pays occidentaux.

Les responsables américains ont cependant fait valoir qu'il était difficile d'identifier les groupes rebelles modérés et de s'assurer que les armes dont ils disposent ne tombent pas dans les mains d'Al-Qaïda.

Pendant ce temps, en Syrie, les forces gouvernementales affrontaient des rebelles associés à Al-Qaïda qui tentent de s'emparer d'une ancienne ville chrétienne au nord de Damas.

Le groupe Jabhat al-Nusra semble avoir ciblé la ville de Sadad non pas parce qu'elle est chrétienne, mais plutôt parce qu'elle se trouve le long de la principale autoroute au nord de la capitale syrienne.

L'assaut contre Sadad, à 95 kilomètres au nord de Damas, a débuté lundi matin, selon l'Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres. Les policiers locaux ont réussi à repousser une première attaque avant que l'armée n'arrive en renfort. Les rebelles semblaient cibler un important hôpital de la ville.

Au moins 10 personnes auraient été tuées mardi lors de violences ailleurs dans le pays. Trois hélicoptères auraient ainsi attaqué un camp de réfugiés près de la ville rebelle de Safira, faisant sept morts, dont un enfant.

La directrice de la mission qui supervise le démantèlement de l'arsenal chimique syrien a indiqué mardi qu'elle avait jusqu'à présent pu compter sur la coopération du régime de Bachar el-Assad.

«À ce jour, le gouvernement de la Syrie a pleinement collaboré aux travaux de la mission (des Nations unies et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques), a dit la néerlandaise Sigrid Kaag. En se joignant à la Convention sur les armes chimiques, le gouvernement syrien témoigne de son engagement envers cette mission.»

Les inspecteurs ont visité 17 lieux depuis le début de leur mission, au début du mois d'octobre, et affirment avoir détruit des équipements essentiels afin de les rendre inutilisables.

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