NOUVELLES

Un consortium remporte l'exploitation du plus grand champ pétrolier du Brésil

21/10/2013 03:54 EDT | Actualisé 21/12/2013 05:12 EST
AP
In this Dec. 5, 2012 photo, the sun sets behind an oil pump jack and the Rocky Mountains near Fredrick, Colo. Citizen fears about hydraulic fracturing, a drilling procedure used to pry oil and gas from rock deep underground, have made "fracking" the hottest political question in Colorado. In November, citizens in the Denver suburb of Longmont voted overwhelmingly to ban fracking despite heavy opposition from the oil and gas industry and warnings of lawsuits. Now the fracking debate is rocking small local governments _ and leaving the industry wondering how to proceed in a state that has long embraced the oil and gas industry. (AP Photo/Ed Andrieski)

RIO DE JANEIRO (AFP) - Un consortium formé par Petrobras, (40%) l'anglo-néerlandais Shell (20%), le français Total (20%), China National Petroleum Corporation (CNPC,10%) et China National Offshore Oil Corporation (CNOOC, 10%) a remporté lundi l'enchère pour exploiter Libra, le plus grand champ pétrolier du Brésil.

Ce consortium a été le seul à présenter une offre pour exploiter sur 35 ans ce champ pré-salifère (enfoui sous une épaisse couche de sel) dont les réserves gigantesques sont estimées à entre 8 à 12 milliards de barils de brut, a annoncé l'Agence nationale du pétrole (ANP).

Les entreprises ont proposé la proportion minimale de pétrole qui sera cédé à l'Etat brésilien telle qu'elle était fixée dans l'appel d'offres, soit 41,65%.

La forte participation de Shell et Total au consortium a surpris le marché qui misait plutôt sur une surenchère des compagnies publiques chinoises, finalement minoritaires.

Les experts estimaient que les groupes publics chinois miseraient plus que les compagnies occidentales, étant plus soucieux de s'assurer des réserves stratégiques qu'un retour sur investissement rapide.

Le consortium vainqueur devra en effet investir au moins 180 milliards de dollars pour exploiter Libra, et verser dans l'immédiat 15 milliards de réais (7 M$) à l'Etat brésilien. Ce qui explique en partie que les majors américaines aient boudé cette mise aux enchères.

Ces premières enchères pour l'attribution des gisements du secteur présalifère brésilien étaient un test important pour le secteur et l'Etat brésilien. Les prochaines enchères n'auront lieu que dans deux ou trois ans, selon l'ANP.

L'action de Petrobras a grimpé de 4% après l'annonce du consortium vainqueur.

"Libra marque un partage des eaux entre le passé et l'avenir", a déclaré le ministre des Mines et de l'Energie Edison Lobao, qui a souligné qu'avec Libra le Brésil est passé de "12 milliards de barils de réserves de brut à plus de 25 milliards".

Libra va dégager des recettes de "300 milliards de réais (un peu moins de 150 mds USD) en royalties pour l'Etat brésilien, plus 600 milliards (300 mds USD) en excédents bruts d'exploitation en 30 ans", a déclaré quant à elle la directrice de l'ANP Magda Chambriard.

Le gisement mis aux enchères est enfoui sous une épaisse couche de sel entre 5 et 7 km sous le niveau de la mer, il constitue le plus grand des champs pré-salifères du Brésil, avec une zone de 1.500 km2, soit environ un dixième de la surface totale des gisements en eaux profondes découverts en 2007.

Le géant pétrolier brésilien Petrobras, contrôlé par l'État, est le seul opérateur obligatoire dans la concession du gisement de Libra, conformément à la loi spéciale adoptée en 2010 pour l'exploitation des gisements du pré-sal.

Les redevances dégagées par Libra seront destinées à 75% à l'éducation au Brésil et à 25% au secteur de la santé.

INOLTRE SU HUFFPOST

Fracturation hydraulique: les pour et les contre