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Tout au long de la saison, les Red Sox ont honoré les victimes du 15 avril

21/10/2013 07:51 EDT | Actualisé 21/12/2013 05:12 EST

BOSTON - Le 15 avril dernier, alors qu'il retournait à son bureau du Fenway Park après le match de 11h00 des Sox, une tradition du Jour des patriotes, Charles Steinberg a vu à la télé que des bombes avaient explosé près de la ligne d'arrivée du marathon de Boston.

Ce lundi-là, il a vu des images de la destruction sur la rue Boylston. Il a entendu la police dire qu'un incendie à la Bibliothèque John F. Kennedy pourrait être relié. Et il s'est dit à lui-même, 'Nous sommes les prochains'.»

«Ça ajoutait à l'inquiétude», a dit Steinberg, un vice-président exécutif, qui coordonne souvent les cérémonies d'avant-match au Fenway Park.

Peu après l'évacuation des employés, Steinberg et ses adjoints ont commencé à planifier le retour à domicile des Red Sox le vendredi suivant, après un séjour à Cleveland. Il en a résulté une cérémonie émotive qui, au fil de toute la saison, est devenue un hommage aux victimes, au personnel médical, aux policiers et aux premiers répondants.

«Je crois que c'est un moment qui nous a rassemblés et nous a fait avancer d'une certaine façon, a dit le gérant des Red Sox, John Farrell. Ç'a permis aux joueurs de voir toute leur importance pour la ville et la région.»

Avec un logo 'B Strong' sur le Monstre vert, un sur leurs uniformes et un autre taillé dans le gazon, les Sox ont atteint la Série mondiale pour la troisième fois en 10 ans.

Cette série ultime contre St. Louis commencera mercredi soir à Boston, et Steinberg travaille de concert avec le baseball majeur pour concevoir une façon appropriée de rendre hommage à ceux qui ont péri ou qui ont été blessés à cause de ces bombes du 15 avril.

Trois personnes ont été tuées et plus de 260 ont été blessées lors des attaques, et un policier du MIT a aussi été tué pendant la chasse à l'homme qui a suivi.

Quand l'équipe est revenue de Cleveland, cinq groupes de cinq joueurs ont visité les cinq hôpitaux où les victimes étaient traitées.

«Les gars ont pu aider la ville à se relever, a dit le voltigeur Jonny Gomes. Je suis tellement privilégié d'avoir une profession qui me permet de le faire, mais en même temps, il faut penser à ceux qui y ont laissé leurs vies, penser à leurs familles. Nous savons au fond de nous qu'il y a quatre anges là-haut qui nous soutiennent.»

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