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L'opposition à l'exploitation des gaz de schiste au N-B demeure vive

21/10/2013 01:14 EDT | Actualisé 21/12/2013 05:12 EST

REXTON, N.-B. - Le chef de la Première Nation Elsipogtog au Nouveau-Brunswick a sévèrement critiqué lundi l'intervention de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) contre les opposants à l'exploration des gaz de schiste, tout en promettant que sa communauté maintiendra la pression.

Aaron Sock a indiqué que tous les efforts seront déployés afin de maintenir une opposition pacifique.

La semaine dernière, 40 personnes — dont le chef Sock —ont été appréhendées et des armes ont été saisies lorsque la GRC a démantelé une barricade à l'entrée d'un terrain où la compagnie SWN Resources entrepose des véhicules et de l'équipement d'exploration.

Une injonction visant la levée de la barricade avait été émise un peu plus tôt par le tribunal. Cette injonction a toutefois été levée, lundi, par la Cour du banc de la reine à Moncton, puisque la compagnie a maintenant retiré son équipement du site et puisque les manifestants ne bloquent plus la route.

Le grand chef Derek Nepinak, de l'Assemblée des chefs du Manitoba, qui se trouvait au Nouveau-Brunswick lundi pour y appuyer les opposants, a qualifié l'intervention policière d'«usage coercitif du pouvoir de l'État».

Le commandant divisionnaire de la GRC Roger Brown a défendu la semaine dernière le travail de ses policiers, faisant valoir qu'ils avaient saisi des armes à feu et des explosifs qui représentaient une menace à la sécurité publique.

Six véhicules de patrouille ont été incendiés et des cocktails molotov ont été lancés en direction des policiers, qui ont répliqué avec du poivre de cayenne et des fusils à sac de plombs, une arme non meurtrière utilisée pour le contrôle des foules.

Aaron Sock a indiqué qu'aucune décision n'a été prise jusqu'ici sur les prochaines démarches de la bande autochtone, mais il prévoit rencontrer plus tard cette semaine le premier ministre David Alward, dont le gouvernement estime qu'il est possible d'exploiter les gaz de schiste dans le respect de l'environnement tout en encourageant la croissance économique.

Les manifestants veulent que SWN Resources mette fin aux tests sismiques et quitte la province. La compagnie dit avoir à peine amorcé l'exploration au Nouveau-Brunswick.

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