NOUVELLES

L'accord de libre-échange aidera les ports de l'Est mais l'Asie reste favorite

21/10/2013 05:36 EDT | Actualisé 21/12/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - L'accord de libre-échange que viennent de conclure le Canada et l'Union européenne donnera un coup de pouce aux ports de la côte est, d'où partent la plupart des navires de marchandises à destination de l'Europe, mais le gros du commerce maritime restera toujours dirigée vers l'Asie, ont prédit des observateurs lundi.

La pdg du Port de Halifax, Karen Oldfield, a affirmé que l'accord récemment négocié allait donner un nouvel élan au commerce existant avec l'Europe, sans toutefois renverser complètement l'intérêt pour les pays émergents asiatiques.

Les transactions avec l'Europe ont représenté 38 pour cent des affaires du port de Halifax l'an dernier. L'Europe est la seconde destination la plus importante derrière l'Asie, et représente trois fois les échanges avec l'Amérique latine et les Antilles.

Des 416 000 conteneurs qui ont transité par le port de Halifax en 2012, 52 pour cent étaient destinés à l'exportation.

Mme Oldfield a affirmé que la réduction et l'élimination des tarifs douaniers sur plusieurs produits fera augmenter les exportations vers l'Europe, ce qui donnera un bon coup de main aux compagnies qui font le commerce de locomotives, de pièces automobiles, de fruits de mer, de métaux et de soya, entre autres.

Le port de Montréal est aussi optimiste face à cet accord commercial. Le nord de l'Europe représente près de 47 pour cent de ses échanges, suivi par la Méditerrannée à 19 pour cent, et l'Asie à 13,7 pour cent.

La porte-parole Sophie Rioux affirme que les avantages de l'accord de libre-échange ne seront pas visibles immédiatement, mais que les activités du port devraient augmenter. Cela pourrait même l'amener à considérer son expansion vers un nouveau site après 2020.

Sur la côte ouest, le professeur Kurt Huebner, de l'université de la Colombie-Britannique, a soutenu que l'accord allait «solidifier» le commerce avec l'Asie, et non lui nuire. Selon lui, cet accord ouvre la porte aux entreprises canadiennes basées en Europe, mais la partie n'est pas gagnée d'avance dans ce marché aux réglementations environnementales, aux normes de travail et aux attentes de qualité sévères.

PLUS:pc